
Pour lui, elles sont venues de toutes les Pyrénées. Et même des autres régions de France. Entre 500 et 1 000 personnes ont manifesté samedi après-midi devant la préfecture de Midi-Pyrénées à Toulouse en faveur de la réintroduction d'ours dans les Pyrénées.
A l'origine, les participants avaient prévu de manifester au pied des montagnes à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne). Ils ont finalement décidé vendredi de se replier sur Toulouse en raison de la volonté affichée par certains éleveurs anti-ours "de perturber violemment" le rassemblement de Luchon, au lendemain du lâcher d'un quatrième ours, perçu comme une "provocation" par les opposants.
"Touche pas à mon ours"
"On espérait être plus nombreux, ce qui aurait été le cas si on s'était réunis à Luchon, on est déçu de ne pas avoir pu y défiler pacifiquement, on a choisi le principe de précaution", a déclaré devant la préfecture l'un des organisateurs, Olivier Hernandez, chargé des programmes ours et loup à l'association WWF (World Wildlife Fund / Organisation mondiale de protection de la Nature)
Malgré le relatif échec de la mobilisation, comparée aux 5.000 manifestants anti-ours réunis le 13 mai à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), l'ambiance était bon enfant. Les ballons côtoyaient les ours en peluche et les pancartes "vivre ensemble dans l'harmonie,... et l'amour" et "Faites l'âme-ours, pas la guerre". Des pancartes arboraient une patte jaune avec l'inscription "touche pas à mon ours", clin d'oeil au "touche pas à mon pote" de SOS-Racisme.
De nombreux manifestants stigmatisaient l'agressivité reprochée aux anti-ours, certaines pancartes montrant un fusil, "nouveau bâton de berger", tandis qu'une jeune femme portait un casque avec l'inscription: "ce n'est pas parce que je suis non-violente que mon avis à moins d'intérêt".
Pas de contre-manifestation
A côté des représentants de l'ADET-Pays de l'ours dont François Arcangeli, maire d'Arbas (Haute-Garonne) qui a déjà accueilli deux ours, on notait des participants d'une quarantaine d'associations écologistes et de partis tels les Verts et Génération Ecologie. Dominique Voynet était présente ainsi que le secrétaire national des Verts, Yann Wehrling.
Une délégation a remis à la préfecture une pétition lancée après la mort de l'ours Cannelle en novembre 2004 portant 126.945 signatures en faveur de la réintroduction d'ours dans les Pyrénées. Les manifestants ont ensuite entamé un défilé dans les rues de Toulouse. Des prises de paroles de personnalités, tels Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Environnement (UMP), Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ou encore le chanteur Alain Chamfort, étaient attendues avant la dispersion. Aucune contre-manifestation n'a eu lieu.
(La manifestation pro ours à Toulouse samedi TF1/LCI)
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