Début de surchauffe dans les hôpitaux

le 25 juillet 2006 à 20h09 , mis à jour le 26 juillet 2006 à 17h50

Alors que les températures doivent encore monter mercredi, la hausse d'activité est sensible dans les hôpitaux. L'assistance publique-Hôpitaux de Paris évoque un nombre de patients "légèrement supérieur à la moyenne" mais se veut rassurante. Même constat dans d'autres villes, où le surplus d'activité reste toutefois gérable.

hopital canicule © INTERNE

Ce n'est pas encore un afflux de patients... mais dans les hôpitaux parisiens, les premiers effets de la canicule se font déjà sentir. Ils ont été notés mardi soir dans un communiqué de l'assistance publique-Hôpitaux de Paris. "Sur les 12 services d'urgences de l'AP-HP (hôpitaux témoins), le nombre de passages d'adultes aux urgences sur les dernières 24 heures a été de 1419, contre 1234 la veille et 1401 sur la même période de la semaine précédente", a indiqué l'AP-HP. "Ce nombre est légèrement supérieur à la moyenne constatée les années précédentes à la même période", ajoute l'AP-HP.

Par ailleurs, "le nombre de passages aux urgences de personnes âgées de plus de 75 ans a été de 180 lors des dernières 24 heures, contre 121 la veille et 171 dans la même période de la semaine précédente", souligne l'Assistance publique.

Pas de pénurie des lits d'hôpitaux à craindre

Pour l'heure, pas de pénurie des lits d'hôpitaux à craindre comme en 2003. L'AP-HP, "qui établit un point quotidien avec ses hôpitaux, disposait, mardi à 16h30, de 131 lits de médecine et de 168 lits de chirurgie disponibles", a indiqué le communiqué de l'institution. "Le nombre de lits de courte durée disponibles dans les urgences était de 42 et les lits de réanimation médicale étaient au nombre de 32", conclut-elle.

Dans d'autre villes aussi, la hausse est perceptible - même si l'on est loin de l'encombrement. Ainsi à Troyes, le centre hospitalier a noté "plus d'entrées que d'habitude". "Ce sont souvent des gens assez âgés, qui ont déjà quelques pathologies, et la chaleur aggrave ces pathologies. Ils se retrouvent aux urgences, parce que la chaleur les fatigue, en plus de leurs pathologies déjà existantes", a expliqué une porte-parole.

A Strasbourg, le "15" enregistre une hausse des appels de 20% sur un jour d'été 2005, "mais il s'agit surtout de demandes de conseils sans intervention". Dans les Bouches-du-Rhône, où l'on en est à la troisième semaine de canicule, le Dr Jean-Pierre Auffray, médecin chef au samu 13, constate "une élévation sensible du nombre des malades, mais c'est pour l'instant facilement gérable". "D'habitude, on a 70 appels par jour, aujourd'hui on est aux alentours de 100", indique-t-il, ajoutant que "les gens appellent aussi davantage parce qu'ils sont plus sensibilisés".

S'hydrater, c'est bien... mais gare aux abus !

Les responsables des hospices civils de Lyon (HCL) ont mis en garde mercredi contre les risques d'hyperhydratation, dont souffrent un tiers des patients de plus de 75 ans admis aux urgences de l'hôpital Edouard Herriot durant ces derniers jours de canicule. "Les accompagnants des personnes âgées ont suivi les consignes avec trop de zèle, ils leur donnent parfois trop à boire", a expliqué le docteur Pierre Achache, un des responsables des urgences de l'hôpital, au cours d'une conférence de presse. "Quand les gens boivent trop, leurs sels minéraux sont complètement dilués et ça se concrétise par des vomissements, des étourdissements ou des haut-le-coeur".

Photo d'ouverture : archives

le 25 juillet 2006 à 20:09
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2 Commentaires

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  • Philippe, le 26/07/2006 à 08h29

    ça suffit avec votre canicule, ras le bol d'entrendre tout le temps la même chose!!! c'est l'été non !!!! alors

  • Coulet, le 26/07/2006 à 06h14

    C'est fort inquiétant!...

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