© INTERNEAprès la canicule, les orages : l'alerte lancée par Météo France concerne une bonne partie Ouest du pays et elle est valable jusqu'aux premières heures de mercredi. De violents orages ont déjà éclaté mardi après-midi en Picardie sans faire de victimes, entraînant notamment la destruction d'un pavillon frappé par la foudre à Oroër (Oise). Le pavillon a été entièrement détruit par un incendie après avoir été frappé par la foudre. Les pompiers ont dû par ailleurs effectuer une cinquantaine d'interventions dans l'Oise en fin d'après-midi.
A Anizy-le-Château (Aisne), c'est la toiture du supermarché qui a été partiellement emportée, ont indiqué les pompiers de l'Aisne, qui avaient effectué près de 250 sorties en soirée, "essentiellement" pour des inondations, dans les secteurs de Villers-Cotterêt, Soissons, Crépy et Anizy-le-Château. Près de Crépy, dans le même département, la RN44 était coupée mardi soir après la chute de nombreux arbres sur la chaussée : un d'entre eux est tombé sur un véhicule, le détruisant en grande partie, sans faire de victime.
Mise en garde des ASF
L'"alerte météorologique de niveau orange" concerne au total 35 départements de la moitié ouest de la France, de la Haute-Normandie à l'Aquitaine. Elle est valable jusqu'à mercredi matin. Le Bassin parisien devait plus particulièrement être concerné dans la nuit de mardi à mercredi. La Préfecture de Police de Paris a prévenu de l'arrivée d'orages "localement violents, souvent accompagnés de fortes pluies, de fortes rafales de vent (...) et localement de fortes chutes de grêle" susceptibles de provoquer "des dégâts importants sur l'habitat léger et les installations provisoires, des inondations de caves".
De son côté, la société des Autoroutes du sud de la France (ASF) a appelé "ses clients à la plus grande vigilance". Météo France recommande enfin d'être "prudent dans ses déplacements et ses activités de loisir", d'éviter d'utiliser le téléphone et les appareils électriques, et de s'abriter "hors des zones boisées".
Enfin, l'alerte de niveau 2 dite de "mise en garde et d'actions" du plan canicule est maintenue jusqu'à mercredi matin dans les départements de Paris, des Hauts de Seine, de Seine-Saint-Denis, du Val de Marne et du Rhône, selon le ministère de la santé.
Quatre centrales nucléaires françaises ont obtenu une dérogation permanente de l'Autorité de sûreté nucléaire, les autorisant à rejeter des eaux de refroidissement 1 à 2 degrés plus chaudes que prévu initialement en cas de canicule, a indiqué mardi un responsable de l'ASN. Il s'agit des centrales du Tricastin et du Bugey (sur le Rhône), de Golfech (sur la Garonne) et de Nogent (sur la Seine). Pour pouvoir appliquer cette dérogation, EDF doit apporter la preuve que l'utilisation de ces centrales est nécessaire à l'alimentation électrique du pays. Elle s'accompagne d'une surveillance accrue de l'environnement.Dérogations pour les centrales nucléaires en période de canicule
Photo d'ouverture : archives
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