Canicule en juillet, pluies torrentielles à l'automne?

le 05 août 2006 à 09h51 , mis à jour le 05 août 2006 à 10h17

A cause de la canicule, les températures de surface de la mer ont dépassé en juillet les normales saisonnières. L'accumulation d'énergie pourrait constituer un surcroît de chaleur et d'évaporation à l'automne prochain, qui favoriserait le déclenchement de pluies torrentielles.

TF1/LCI Noyade baignade secours en mer rechercheHérault Carnon

En période de canicule, les températures de surface de la mer augmentent et de l'énergie s'accumule. Selon Mercator, chargé d'établir des bulletins de prévision océanographique, les températures de surface de la mer ont dépassé en juillet les normales saisonnières en moyenne d'un degré et demi dans le Golfe de Gascogne et de cinq degrés dans le Golfe du Lion, avec 20,5 degrés en 2005 et 25,5 en 2006.

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Selon l'organisme, l'accumulation d'énergie "exceptionnelle" dans cette zone où "la surchauffe est encore plus visible" qu'en Atlantique, "pourrait constituer un surcroît de chaleur et d'évaporation à l'automne prochain" au-dessus du Golfe du Lion. Il s'agit d'"un facteur favorisant le déclenchement de pluies torrentielles connues sous le nom d'épisodes cévenols", indique Mercator.

Températures comparables à l'eau des Canaries

Dans le Golfe de Gascogne, les températures de surface de la mer constatées sont allées en juillet de 19 à 23 degrés du nord-ouest au sud-est de la zone, soit une moyenne de 21 degrés et hausse de 1,5 degré au-dessus des normales saisonnières. Selon Mercator, la température atteinte dans une large moitié sud de ce Golfe est "comparable à celle des eaux qui baignent habituellement la région de l'Algarve, au sud du Portugal, ou les îles Canaries", qui bénéficient des effets du Gulf Stream. L'énergie emmagasinée pourrait "être disponible dans les prochains mois pour alimenter les dépressions atmosphériques", a averti l'organisme.

Concernant l'Océan Atlantique, la quantité d'énergie emmagasinée à la fin juillet est équivalente à celle de la fin du mois d'août 2003. "Cette quantité d'énergie accumulée entre juin et juillet 2006 est équivalente à celle produite sur l'ensemble des centrales nucléaires françaises, soit 63 000 Mégawatts, pendant environ 15 ans!". De quoi appréhender les conséquences du réchauffement climatique sur la planète...

Juillet le plus chaud depuis 50 ans

Juillet 2006 a été "le mois de juillet le plus chaud des 50 dernières années", autrement dit depuis le début des relevés considérés comme fiables par Météo France. La température moyenne enregistrée en France au cours de ce mois avait en effet dépassé de 3 à 4 degrés la moyenne normale. Les régions du Golfe de Gascogne et du Golfe du Lion ont été parmi les régions les plus touchées par cette hausse de température.

le 05 août 2006 à 09:51
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10 Commentaires

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  • Benoit, le 08/08/2006 à 23h20

    Il ne faut pas tout confondre! Il existe la prévision météo à cours terme dont le taux d'erreur s'accroit avec le nombre de jours, au-delà de 5 jours très souvent, c'est aléatoire, voire même avant dans des situations complexes. La prévision saisonnière utilise des modèles...mais qui possède des limites, en effet, la canicule de juillet n'a pas été prévue, mais le modèle saisonnier est une tendance et non une certitude... Pour les phénomènes cévenols, à nouveau, avec l'augmentation de la température des eaux, le risque est estimé plus important, mais rien n'est sûr à 10O%! Mais de savoir que le risque est accentué doit être pris en compte pour se parer à un éventuel risque. Pour finir, on peut se la jouer encore plus alarmiste en se disant que si la canicule n'a pas été calculée par les modèles, c'est que le dérèglement climatique est peut-être encore plus fort que ce que les scientifiques pensent...et je préfère avoir tord en disant cela... Rappelez-vous 1999, les tempêtes n'avaient pas été "vues" par les modèles car one ne pensait pas qu'un tel phénomène était possible...

  • Loulou, le 08/08/2006 à 17h30

    Comment parler ce ça alors que méteo france est à peine capable de prévoir les températures à 72 h max ?

  • Camille, le 08/08/2006 à 13h42

    Orages en Septembre, Noël en Décembre!

  • Kanda, le 07/08/2006 à 13h32

    Faudrait pouvoire exploiter ces 63 000 Mégawatts ^_^

  • Lionel, le 07/08/2006 à 00h24

    En mai plusieur chercheurs a meteo france et cnrs avais predit un ete normal sans grosses chaleurs...

  • DC -, le 06/08/2006 à 23h42

    J'ai l'impression de me revoir en 2003 - et mes sensations ne sont pas vraiment bonnes - Le pire c'est que je ne vois aucunes réactions concrètes de la part de nos élus ..... Pourtant nous avons lourdement payé la canicule de 2003 par les inondations de septembre et décembre 2003 et ?????????????

  • Lili01, le 06/08/2006 à 20h47

    Qui vivra verra.....

  • Guillaume.d, le 06/08/2006 à 07h48

    Cet article prouve bien que nous sommes capable de prévoir certains phénomènes climatiques et entre autres, les innondations dans le sud de la France qui avec le temps deviennent récurants et dramatiques. Que peuvent se dire les préfets du Gard, de l'Hérault, des Bouches-du-Rhône quand ils lisent cela? Peuvent réellement profiter de leurs vacances?

  • Liberte, le 06/08/2006 à 00h25

    La Mediterrannee est a 27 ou 28 degres en surface, c'est remarquablement chaud. Il y a eu ce Vendredi un phenomene de bourrasques tres fortes et tres localisees sur la Cote d'Azur. En sicile, il y a des petites tornades. J'ai le sentiment que nous pourrions connaitre des phenomenes climatique violents au mois d'aout et septembre lies a la temperature de la mer.

  • Vastre, le 05/08/2006 à 18h34

    Merci de cette bonne nouvelle, très argumentée et crédible. Il ne nous reste plus qu'à espérer que les cyclones se produiront dans le golfe du Mexique ! Nous verrons les images de Miami, Houston et New Orleans au 20 heures.

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