Les cinq "faucheurs volontaires" mis en examen

le 16 août 2006 à 08h29 , mis à jour le 16 août 2006 à 09h11

Cinq militants anti-OGM placés en garde à vue lundi ont été mis en examen mardi puis relâchés, après avoir participé à la destruction d'OGM dans le Loiret dans la nuit de dimanche à lundi.

OGM faucheurs volontaires

Mis en examen mais libre. Les cinq militants anti-OGM déférés devant le parquet d'Orléans mardi après-midi pour avoir participé à la destruction d'un champ d'OGM dans le Loiret, ont été mis en examen mardi puis relâchés. Le parquet avait pourtant demandé un placement en détention provisoire pour une comparution immédiate mercredi. Le juge des libertés l'a refusé.

Ces cinq militants, âgés de 33 à 72 ans, font partie des 49 "faucheurs volontaires" condamnés le 27 juin par la cour d'appel d'Orléans pour des actions anti-OGM menées en 2004 et 2005 dans le Loiret. Le parquet souhaitait faire preuve de fermeté vis à vis de ces personnes "réitérantes", même si elles ne sont pas récidivistes juridiquement parlant puisqu'elles ont saisi la Cour de cassation, selon une source judiciaire.

"Il n'y a normalement plus d'essai OGM" dans la région

A la suite de cette nouvelle destruction d'un champ d'essais de maïs génétiquement modifié de 3000 m2, appartenant au groupe américain Monsanto, à Villereau, dans le Loiret, 32 militants avaient été placés en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi. Mais vingt-sept d'entre eux avaient été libérés lundi soir.

Une autre opération de fauchage avait eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, simultanément à celle de Villereau, cette fois-ci à Santilly, dans l'Eure-et-Loir, sur un champs de 2.500 m2 appartenant également à Monsanto. Mais aucun des participants à cette opération n'a été arrêté, a précisé la porte-parole du Collectif Loiret sans OGM. Avec ces deux dernières opérations, "il n'y a normalement plus d'essai OGM" dans la région Centre, a-t-elle ajouté.

Le collectif des "faucheurs volontaires" d'OGM, dont fait partie José Bové, réclame un moratoire sur les essais en plein champ d'organismes génétiquement modifiés. Le 27 juin, la cour d'appel d'Orléans a condamné à 2 mois de prison ferme Jean-Emile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, et à 2 mois avec sursis 48 autres militants anti-OGM pour le fauchage d'OGM de Monsanto dans le Loiret. Tous avaient été relaxés en première instance.

D'après AFP

le 16 août 2006 à 08:29
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4 Commentaires

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  • Jacques, le 17/08/2006 à 07h02

    On est des milliers à vous soutenir les gars ...

  • PM, le 16/08/2006 à 18h00

    Pourquoi ne leur fait-on pas bouffer des galettes au maïs OGM??!! Ils verraient que leur protestation est déplacée!! Tout ce remue-ménage est avant tout politique et ilya, sous-jacent, également un problème d'argent: qu'est-ce qu'on parie??

  • Danltas, le 16/08/2006 à 12h10

    Cet article ne relève pas de la rubrique Sciences, mais celle des Faits Divers ! Ils vont continuer longtemps à "démonter" dans l'impunité ???

  • Coulet, le 16/08/2006 à 10h21

    Ils ont fauché mais n'ont pas volé,je pense!...

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