Alpinistes sur le Mont Blanc © LCIJean-Marc Peillex, maire et conseiller général UDF de Saint-Gervais (Haute-Savoie), s'est insurgé mardi de la sur-fréquentation du Mont-Blanc, contre laquelle il affirme vouloir partir en croisade. "La montagne et plus particulièrement l'ascension mythique du Mont-Blanc deviennent chaque jour un peu plus des produits de consommation courante. C'est ainsi que de juin à septembre, près de 30.000 personnes tentent d'aller jusqu'au sommet du toit de l'Europe occidentale", indique l'élu dans un communiqué, dénonçant un "Mont-Blanc à prix cassé".
"Déjà aujourd'hui l'ascension du Mont-Blanc se vend à forfait et à bas prix depuis plusieurs pays de l'ancien bloc de l'Est. (...) Demain combien seront-ils quand les marchés touristiques s'ouvriront effectivement aux continents très peuplés de l'Inde ou de l'Asie? 50.000 par an? 100.000? Ce n'est pas tolérable", poursuit le maire de Saint-Gervais, alors que le Premier ministre, Dominique de Villepin, est venu clôturer mardi à Sallanches (Haute-Savoie) les travaux du Conseil national de la montagne.
Alpinistes empilés dans les refuges, absence d'égouts
Jean-Marc Peillex énumère les effets nocifs de la sur-fréquentation dont "l'empilage des alpinistes dans les refuges", l'absence d'égouts "qui descendraient les effluents depuis les refuges jusqu'aux vallées" et les détritus essaimés le long de l'ascension. Estimant qu'il "est temps de réagir", il "propose de mettre le monde de la montagne autour d'une table pour trouver des manières de réguler l'accès aux sites les plus fréquentés dont les accès au Mont-Blanc".
La Commune de Saint-Gervais a sur son territoire le sommet et la voie principale d'accès dite "voie royale", itinéraire le plus fréquenté. Elle a engagé depuis juin 2004 une grande campagne de sensibilisation, "la montagne à l'état pur", pour "veiller à ne laisser dans la montagne que la trace de nos pas", précise le communiqué.
Photo d'ouverture : cordée sur le Mont-Blanc - archives
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