Palouma autopsiée, aucune trace suspecte

le 28 août 2006 à 23h04 , mis à jour le 28 août 2006 à 23h12

La mort de l'ourse slovène, découverte vendredi soir au bas d'une barre rocheuse, est attribuée "à une chute verticale", a indiqué lundi le procureur de la République des Hautes-Pyrénées. Aucun impact de balle n'a été relevé. Une analyse toxicologique a toutefois été également ordonnée.

TF1/LCI : Le lâcher de l'ourse Palouma le 25 avril 2006 dans les Pyrénées Le lâcher de l'ourse Palouma le 25 avril 2006 dans les Pyrénées © DR

Aucune "trace de projectile" ni "aucun corps étranger" n'ont été décelés sur le corps de Palouma, a indiqué lundi le procureur de la République des Hautes-Pyrénées. Dans un communiqué, le magistrat indique que les résultats de l'examen scientifique réalisé lundi à l'école vétérinaire de Toulouse "permettent de considérer que la mort survenue le 23 ou le 24 août est due à une chute verticale de l'animal". Les résultats d'une analyse toxicologique des prélèvements, qui a été ordonnée par le procureur de la République Gérard Aldige, seront connus ultérieurement.

Les opérations d'autopsie réalisées sur la dépouille de l'ourse - la première relâchée dans les Pyrénées françaises - ont permis de "constater de multiples fractures des membres inférieurs", confirmant les premiers éléments communiqués par l'équipe de suivi de l'ours, qui dès samedi soir avait évoqué notamment une fracture ouverte d'un fémur. Les techniciens de l'équipe ours avaient également indiqué que les griffes de l'ourse étaient entamées. L'autopsie a également permis de déceler des "fractures de la cage thoracique avec déchirures du diaphrame et de la paroi du coeur entraînant, selon l'expert, une hémorragie massive et la mort instantanée de l'animal".

Le corps de l'ourse, âgée de 4 ans et pesant 82 kg lors de son arrivée dans les Pyrénées françaises, se trouvait en contrebas d'une barre rocheuse dans un endroit très escarpé, à 2100 m d'altitude, a précisé lundi une porte-parole du ministère de l'Ecologie et du développement durable. "Il arrive que les oursons chutent en montagne, c'est plus rare avec un animal adulte", avait indiqué Frédéric Decaluwé, ingénieur adjoint de l'équipe technique ours ajoutant qu'il y avait "un 2e moyen de savoir le lieu et l'heure de la mort avec les données GPS récoltées par le collier-émetteur" dont était équipé le plantigrade.

Photo d'ouverture : le lâcher de l'ourse Palouma - archives

le 28 août 2006 à 23:04
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10 Commentaires

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  • Jacky, le 30/08/2006 à 23h33

    Attendons le résultat des analyses toxicologiques completes. Néanmoins, si certains avaient fait correctement leur travail depuis 15 ans, nous poserions nous ces questions ? Ou tout cet argent public a t il été englouti et pour servir QUI ?

  • Gourmel Alain, le 29/08/2006 à 13h04

    Le message de Monsieur Tuplantier est absolument répugnant, même en le prenant au 3ème ou 4ème degré. La mort d'un animal impose respect et dignité. Honteux !

  • CANIS, le 29/08/2006 à 12h22

    Ce qui m'attriste autant que la mort de cet animal, si ce n'est plus, c'est de lire certains avis ici qui sont aussi stupides que ternes. Quelque soit l'animal, du plus grand au plus petit, il appartient à la nature et fait partie d'une chaîne qui maintient son équilibre et l'homme, chaque fois qu'il est intervenu en détruisant, n'a fait que provoquer un déséquilibre dans le système et le, soit-disant, remède a toujours été pire que le, soit-disant, mal.

  • Louva, le 29/08/2006 à 11h50

    Pour te répondre Max, les ours sont chassés tous les ans en Slovénie, à raison de 50 par an dans le cadre les quotas fixés par le gouvernement. A chaque fois qu'un ours est emmené en france c'est un de moins dans les quotas de chasse. Malheureusement en France, ils ne sont pas plus en sécurité. J'ai encore des doutes sur cet "accident"... Enfin une chose est sûr, en Europe et bien aussi en france pays démocratique et des droits de l'homme, il ne fait pas bon être un ours.

  • Max, le 29/08/2006 à 10h57

    La grande question reste pourquoi a-t-on besoin d'aller chercher des ours qui vivent très heureux et en toute liberté en slovénie pour les réintroduire en France dans une région où l'une des principales source de revenu est l'élevage d'ovins?

  • Maret, le 29/08/2006 à 10h34

    Je veux bien acheter la peau mais d'autre l'on peut étre deja vendue

  • Marc, le 29/08/2006 à 08h42

    Ca fera taire les mauvaises langues et les personnes de mauvaises foie.j'espere que palouma n'a pas souffert.

  • Justin Tuplantier, le 29/08/2006 à 04h34

    Si vous ne savez pas quoi faire de sa vessie, je connais un bon taxidermiste qui pourrait me faire une outre ! Comme au bon vieux temps ! Une outre, c'est solide et imperméable, elle peut contenir jusqu'à 8 litres d'eau! Et hop ! En bandoulière ma paloumagourde ! :o)

  • Laurent, le 29/08/2006 à 01h03

    En même temps, pas besoin de la viser, quelques coups de fusil en l'air pour l'effrayer et la rabattre vers la falaise ça pouvait suffire...

  • Ugatza, le 28/08/2006 à 23h59

    "Il y a eu 8 ours déplacés de Slovénie en France: 3 en 1996, 5 en 2006. Un a été abattu (Mellba) par un chasseur alors que la FDC de l'Ariège s'était engagée à ne pas chasser dans les zones où les ours seraient signalés...C'était le cas. D'autre part: L'ourse Claude a été abattue à Borce sur le territoire d'une ex- réserve Lalonde en 1994. Cannelle (100% pyrénéenne) abattue dans les mêmes conditions que Mellba, en violation des accords signés au sein de l'IPHB... Sans parler des ours abattus empoisonnés ou abattus illégalement depuis depuis que l'espèce est protégée en totalité ou en partie (plusieurs dizaines d'années)... Les ours sont victimes de qui ? UN ours, slovène, "déroche" dans des conditions étonnantes. Mais c'est arrivé à d'autres. Gérard Caussimont, en page 136 de son livre "Avec le Naturaliste, sur les pas de L'OURS BRUN DES PYRENEES" ...cite le cas d'une ourse en Vallée d'Aspe en octobre 1983 et à...950 m d'altitude et d'un ours en Vallée d'Arrens en septembre 1975... Tous deux pyrénéens d'ascendance pyrénéenne. Pour Palouma, les risques liés à son absence de connaissance d'un terrain où elle n'est pas née ne peuvent être ignorés. Ca faisait partie d'une éventualité très peu probable. Mais les circonstances exactes dans lesquelles ça s'est passé ne sont pas encore établies. AVANT de pouvoir dire qu'elle est morte des conséquences de son déplacement, et quand bien même... il faut savoir s'il n'y a pas eu de battue comme au Soulor début août... Et se rappeler de POURQUOI on a été OBLIGE d'aller chercher des ours en Slovénie, alors que l'IPHB était chargé d'inverser la tendance à partir du Haut Béarn... "

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