Le lâcher de l'ourse Palouma le 25 avril 2006 dans les Pyrénées © DRAucune "trace de projectile" ni "aucun corps étranger" n'ont été décelés sur le corps de Palouma, a indiqué lundi le procureur de la République des Hautes-Pyrénées. Dans un communiqué, le magistrat indique que les résultats de l'examen scientifique réalisé lundi à l'école vétérinaire de Toulouse "permettent de considérer que la mort survenue le 23 ou le 24 août est due à une chute verticale de l'animal". Les résultats d'une analyse toxicologique des prélèvements, qui a été ordonnée par le procureur de la République Gérard Aldige, seront connus ultérieurement.
Les opérations d'autopsie réalisées sur la dépouille de l'ourse - la première relâchée dans les Pyrénées françaises - ont permis de "constater de multiples fractures des membres inférieurs", confirmant les premiers éléments communiqués par l'équipe de suivi de l'ours, qui dès samedi soir avait évoqué notamment une fracture ouverte d'un fémur. Les techniciens de l'équipe ours avaient également indiqué que les griffes de l'ourse étaient entamées. L'autopsie a également permis de déceler des "fractures de la cage thoracique avec déchirures du diaphrame et de la paroi du coeur entraînant, selon l'expert, une hémorragie massive et la mort instantanée de l'animal".
Le corps de l'ourse, âgée de 4 ans et pesant 82 kg lors de son arrivée dans les Pyrénées françaises, se trouvait en contrebas d'une barre rocheuse dans un endroit très escarpé, à 2100 m d'altitude, a précisé lundi une porte-parole du ministère de l'Ecologie et du développement durable. "Il arrive que les oursons chutent en montagne, c'est plus rare avec un animal adulte", avait indiqué Frédéric Decaluwé, ingénieur adjoint de l'équipe technique ours ajoutant qu'il y avait "un 2e moyen de savoir le lieu et l'heure de la mort avec les données GPS récoltées par le collier-émetteur" dont était équipé le plantigrade.
Photo d'ouverture : le lâcher de l'ourse Palouma - archives
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