Sur le champ pétrolier BP de Prudhoe Bay en Alaska (TF1/LCI) © TF1/LCILa compagnie pétrolière britannique BP a commencé à interrompre progressivement sa production sur le champ de Prudhoe Bay en Alaska, après la découverte d'une fuite sur un oléoduc. En mars déjà, BP avait déjà découvert une fuite sur un autre oléoduc de Prudhoe Bay due à la corrosion. Entre 760.000 et 1,01 million de litres de pétrole s'étaient ainsi déversés sur 0,8 hectare près d'un lac gelé, causant une des pires pollutions de l'histoire de la région. Une catastrophe pour laquelle le groupe britannique a été assigné à comparaître devant un tribunal fédéral d'Anchorage.
La seconde fuitea été provoquée selon BP par une "importante corrosion inattendue". L'oléoduc en question a été fermé et BP a décidé de fermer progressivement les autres afin de tous les inspecter, opération qui prendra "plusieurs jours". La production sera réduite d'environ 400.000 barils par jour, ce qui contribuait à soutenir les cours du brut. A 9h05 heure française, le baril de Brent s'échangeait à 77,25 dollars, en hausse de 1,12 dollar par rapport à vendredi soir, et celui de "light sweet crude" cotait 76,03 dollars, en hausse de 1,27 dollar.
Regrets et excuses
"Nous regrettons qu'il soit nécessaire d'agir ainsi et nous présentons nos excuses aux Américains et à l'Etat de l'Alaska pour les conséquences de cette décision", a déclaré Bob Malone, le président de BP pour les Etats-Unis. "Cependant, la découverte de cette fuite et les résultats inattendus de la dernière opération de raclage des conduits ont levé le doute sur les conditions du transport de pétrole à Prudhoe Bay. Nous ne reprendrons pas la production sur le champ jusqu'à ce que nous et les agences fédérales soyons sûrs de le faire en toute sécurité et sans risque pour l'environnement", a-t-il ajouté.
Après la première pollution en mars, la Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration (PHMSA), l'agence américaine de surveillance des installations pétrolières, avait imposé à la compagnie un examen interne approfondi de ses oléoducs. Au terme d'inspections réalisées fin juillet, BP avait identifié 16 anomalies en 12 endroits sur un oléoduc. Le champ de Prudhoe Bay représente près de la moitié de la production totale de l'Alaska et environ 8% de la production totale des Etats-Unis, selon le département américain de l'Energie. Le gouvernement américain s'est déclaré prêt à ouvrir les vannes de ses réserves stratégiques de pétrole. Sur le site, BP utilise 35 kilomètres d'oléoducs.
D'après AFP
(Image TF1/LCI : Sur le champ pétrolier BP de Prudhoe Bay en Alaska)
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