Les villes de plus en plus respirables

le 30 août 2006 à 15h53 , mis à jour le 30 août 2006 à 16h39

Entre 2000 et 2005, la qualité de l'air dans les villes s'est améliorée, d'après une étude de l'Institut française de l'environnement. Cette embellie dépend cependant de la taille des agglomérations et de la nature des polluants.

ciel soleil nuages effet serre © INTERNE

On respire globalement mieux dans les villes françaises depuis cinq ans. Stable de 2000 à 2002, la qualité de l'air s'est sensiblement détériorée en 2003 puis s'est améliorée en 2004 et 2005, avec un niveau de pollution inférieur de 10% à celui des années 2000-2002, revèle une étude de l'Institut français de l'environnement (Ifen).

Cette évolution générale résulte à la fois d'une tendance à la baisse des émissions primaires et des effets des conditions météorologiques, selon l'Ifen. L'institut a présenté un indice d'évolution de la qualité de l'air pour l'ensemble des agglomérations de plus de 100.000 habitants, prenant en compte les quatre polluants les mieux observés : ozone, dioxyde de soufre et d'azote, particules fines.

Baisse de 10% du dioxyde d'azote depuis 2000

L'amélioration de la qualité de l'air est variable selon la taille de l'agglomération et selon les polluants, précise l'étude. Entre 2000 et 2005, les villes de taille moyenne de 250.000 à 1 million d'habitants ont enregistré une baisse de 17% de l'indice de pollution de l'air, contre 12% pour les agglomérations de plus d'un million d'habitants et 9% pour les villes plus petites de 100.000 à 250.000 habitants.

La baisse des émissions de dioxyde de soufre de 33% en 5 ans, due à des réglementations plus sévères concernant les grandes installations de combustion et les transports, a largement contribué à cette amélioration générale. Le dioxyde d'azote a baissé de 10% depuis 2000 et les concentrations de particules fines ont décru de 7%. En revanche, l'ozone (1) n'a retrouvé qu'en 2005 son niveau de 2000, les réductions de 2004-2005 compensant les hausses de 2001-2003.

(1) L'ozone est un polluant qui se forme par réaction chimique favorisée par l'ensoleillement à partir notamment des composés organiques volatils, du monoxyde de carbone et des oxydes d'azote.

D'après AFP

Photo : archives

le 30 août 2006 à 15:53
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7 Commentaires

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  • Momo, le 31/08/2006 à 17h26

    Extraordinaire, amis provinciaux vous êtes gatés. Ici à Paris depuis les grands travaux Delanoesque il y a moins de voitures mais plus de pollution du fait qu'elles restent plus longtemps au même endroit et je ne vous raconte pas la HAUSSE DE LA POLLUTION PAR LE BRUIT. Merci les verts.

  • Jim, le 31/08/2006 à 16h59

    Il pleut sur Paris depuis plusieurs semaines. La température est plus que clémente pour ne pas dire froide. Et pourtant, depuis quelques jours, l'indice de qualité de l'air est de 3 sur 10. Si on appelle cela un air de qualité...

  • Bazin, le 31/08/2006 à 13h49

    De qui se moque t-on?

  • Patrice, le 31/08/2006 à 09h52

    Tout le monde qu'il est boôôôooo. Tout le monde qu'il est gentil. Chouette on est moins pollués. Mais bon comme on est largement au dessus des seuils tolérables pour notre santé ça ne change rien. Vous respirez toujours autant de macro particules (entre dû à l'effet plus de diesel et plus de 4x4).

  • Bruno, le 30/08/2006 à 23h15

    Pas étonnant : depuis 2002 et exception faite de 2003, les étés sont régulièrement pourris, donc peu de pollution à l'ozone.

  • Olivier, le 30/08/2006 à 17h37

    Et dans les villes minuscules (seulement 50 000 habitant par exemple) on s'en fiche d el'air qu'on respire ?

  • Kate, le 30/08/2006 à 16h44

    Venez faire un séjour à Paris, et constatez le nombre d'enfants en bas ages qui ont des problèmes respiratoires etc... et on en reparle

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