Les urgences de l'hôpital d'Arcachon © DRAprès avoir révélé mercredi le décès de deux personnes de 77 et 61 ans les 3 et 5 septembre dans le bassin d'Arcachon, où la vente d'huîtres est interdite depuis le 31 août, les autorités tentent de temporiser. Message : les enquêtes (une enquête sanitaire et deux informations judiciaires ouvertes à Bordeaux) sont en cours, il faut donc en attendre les résultats.
Le Directeur général de la Santé, le Pr Didier Houssin, a ainsi envisagé jeudi la possibilité que soit mise en évidence "au cours de l'autopsie une autre cause de décès" que la consommation d'huîtres provenant du bassin d'Arcachon (interdite depuis le 31 août), tout comme celle qu'on ne parvienne finalement pas à déceler la cause des décès. Il faut donc "attendre les prélèvements" de ces "cas très inhabituels", a-t-il expliqué.
Lien troublant
Parlant "d'événements très troublants : deux personnes décédées brutalement alors qu'elles n'étaient pas malades de façon aiguë les jours précédents" et qui ont consommé des huîtres provenant d'une zone "susceptible d'abriter des huîtres intoxiquées par une algue marine", le Directeur général de la Santé a aussi estimé qu'"on ne peut pas ne pas évoquer le lien, même si aujourd'hui nous n'en avons pas la preuve".
De leur côté, les ostréiculteurs se disaient jeudi impatients de savoir la "vérité" sur ces décès suspects. Leur représentant Marc Druart a affirmé à la sortie d'une réunion de crise à Lanton que "pour nous, c'est fondamental qu'on soit lavé de ce soupçon". "La priorité des priorités, a-t-il poursuivi, c'est d'avoir les résultats des autopsies des deux personnes décédées".
Interdiction de consommer toujours maintenue |
La préfecture de la Gironde a annoncé jeudi dans un communiqué le maintien de l'interdiction de consommer les huîtres de l'ensemble du bassin d'Arcachon, les "derniers tests biologiques" étant "à nouveau défavorables". "Les huîtres déjà pêchées ne doivent pas être mises ou laissées à la vente et celles déjà commercialisées doivent faire l'objet d'un retrait par l'expéditeur ou d'une consigne sur leur lieu de détention", a précisé la préfecture. |
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