Un champ fauché, trois personnes interpellées

le 02 septembre 2006 à 19h02 , mis à jour le 02 septembre 2006 à 21h26

Quelque 300 personnes, dont José Bové, ont détruit partiellement samedi un champ de maïs OGM dans le Lot-et-Garonne. Les forces de l'ordre sont intervenues, trois personnes ont été placées en garde à vue.

OGM faucheurs volontaires

Entre 250 et 300 personnes, dont José Bové, ont détruit partiellement samedi un champ de maïs OGM dans le Lot-et-Garonne. Trois personnes prises en "flagrant délit" de fauchage ont été interpellées et placées en garde à vue. Il s'agirait de trois hommes âgés d'une vingtaine d'années et originaires de Cahors. Les militants anti-OGM, réunis à l'appel des Faucheurs volontaires et venus de tout le Sud-Ouest, parfois au-delà, se sont attaqués en début d'après-midi à un champ de maïs situé sur la commune de Grézet-Cavagnan, entre Marmande et Casteljaloux. Les faucheurs n'ont eu le temps de détruire qu'une partie du champ, comprenant trois parcelles de 80, 11 et 5 hectares, avant d'être interrompus vers 15h par les forces de l'ordre.

Les militants se sont ensuite repliés à proximité du champ avant de quitter les lieux une heure plus tard pour chercher le lieu de détention des trois personnes interpellées. La liste de tous les faucheurs présents a été remise "par solidarité" au commandant de la gendarmerie du Lot-et-Garonne. Les faucheurs "sont prêts à assumer leurs actes, y compris devant la justice, y compris face aux poursuites qui pourraient être graves", a affirmé José Bové. "J'agis à visage découvert, j'assume mes actes", a ajouté le leader altermondialiste.

Photographié par Yann Arthus-Bertrand

Ce champ avait déjà été foulé en juillet par des militants de Greenpeace pour y dessiner une croix dans un cercle de 30 mètres de diamètre. Cette marque avait ensuite été photographiée d'hélicoptère par l'académicien Yann Arthus-Bertrand. Six militants de Greenpeace avaient été placés en garde à vue pour cette action, avant d'être relâchés par le parquet de Marmande, réclamant un complément d'enquête.

Le propriétaire de l'exploitation, Claude Ménara, est l'un des deux agriculteurs à l'origine de la condamnation de Greenpeace par le tribunal de grande instance de Paris, en juillet, obligeant l'organisation écologiste à retirer de son site Internet une carte de champs de maïs génétiquement modifié.

D'après AFP

(Image d'archives TF1/LCI)

le 02 septembre 2006 à 19:02
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