"Considérable" hausse des cancers de la prostate

le 07 septembre 2006 à 16h00 , mis à jour le 07 septembre 2006 à 16h13

Ce type de cancer, la deuxième cause de décès chez l'homme, pourrait avoir touché 50.000 personnes en France, en 2005. Des urologues, réunis à Montpellier, ont mis l'accent sur l'importance du dépistage.

[Expiré] microscope analyse laboratoire recherche © sxc.hu

Les nouveaux cas de cancers de la prostate ont "considérablement augmenté" en France, a estimé jeudi le docteur Xavier Rebillard, urologue à Montpellier et membre de l'Association française d'urologie (AFU). Les hommes malades étaient au nombre de 10.856 en 1980, 40.309 en 2000 et ils pourraient avoir été 50.000 en 2005, selon le praticien qui intervenait dans le cadre de la préparation de la deuxième Journée nationale de la prostate, le 21 septembre prochain.

Deuxième cause de décès chez l'homme, ce cancer est en passe de devenir le premier cancer en France, dépassant celui du sein (environ 41.000), même si "la mortalité due au cancer de la prostate reste stable, avec 10.000 décès par an", a précisé le Dr Rebillard, urologue à la clinique Beausoleil de Montpellier. "C'est un cancer qui évolue lentement, qui est sournois, et les hommes, réticents à se faire dépister, ont tendance à attendre les symptômes, alors que pris tôt, il se soigne plus facilement", a-t-il souligné.

Deux examens recommandés

L'AFU préconise à ce titre un dépistage annuel chez les hommes de 50 à 75 ans, grâce à deux examens : le toucher rectal et un dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique) après une simple prise de sang. Une étude sur le dépistage est actuellement menée dans 8 pays européens dont la France, dont les résultats sont attendus en 2008. On saura alors "s'il y a lieu de mener une campagne annuelle de dépistage du cancer de la prostate à l'échelon national, comme il y en a actuellement pour le sein ou le colon", a encore indiqué le Dr Rebillard.

Le spécialiste anime l'une des équipes françaises appliquant un traitement localisé de ce cancer par ultrasons focalisés de haute intensité (traitement Ablatherm). Peu invasif (pas d'incision, d'aiguilles, de radiation), ce traitement, appliqué dès 1993 et réservé aux malades pour lesquels la chirurgie ou la radiothérapie ne sont pas possibles, a été délivré à plus de 10.000 personnes dans le monde, dont plus de 3.000 en France.

D'après AFP

photo : sxc.hu

le 07 septembre 2006 à 16:00
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6 Commentaires

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  • Bazin, le 08/09/2006 à 15h56

    Pour Vastres de Nimes, arretez votre petite guerre de corporation, les pauvres fonctionnaires, pour les examens médicaux ils ont beaucoup de temps et ils sont tellement habitués à ne pas prendre de décision, qu'ils n'ose même pas à faire la démarche (bravo le niveau). En France il y environs 5 million de personnes qui travaillent directement ou indirectement pour l'état et non pas des dizaines de millions.en France il y a environs 24 millions d'actifs alors avant de raconter des co... renseignez vous.

  • ZOU, le 08/09/2006 à 13h10

    Un homme sur trois est touché, mais cà, personne ne le sait si ce n'est les médecins. A partir de 40 ans, il faudrait se faire dépister tous les deux à trois ans. Qui le sait ???

  • Lovran, le 08/09/2006 à 10h43

    L'augmentation des cancers constatée (thyroide, prostate, sein etc...) est non pas significative d'une augmentation du nombre de gens atteint mais d'une augmentation de la détection ; les gens se font mieux soigner, les médecins sont mieux avertis et plus de gens bénéficie des mesures de prévention.

  • Vastre, le 08/09/2006 à 10h15

    Si l'Etat appliquait à ses dizaines de millions de fonctionnaires les normes de médecine du travail qu'il impose aux entreprises privées, ne ferait-on pas quelques progrès en matière de médecine préventive, pour le cancer de la prostate et pour quelques autres ? La visite annuelle chez le médecin du travail n'existe pas pour les employés de l'Education Nationale. Pour une population chez laquelle les arrêts de travail sont nombreux, c'est scandaleux ! Ce Ministère est un des plus mauvais employeurs du pays : il se fiche complètement de la santé de ses salariés. Et les syndicats encore plus.

  • Martin, le 08/09/2006 à 09h56

    Je pense que les hommes ayant des antécédants familiaux doivent même se faire suivre à partir de 40 ans car il y a un très grand facteur héréditaire.

  • Bazin, le 08/09/2006 à 08h20

    C'est tout à fait la prevention à la française.Il faut absolument faire faire des examens au hommes de plus de 45 ans en prevention pour la prostate, les testicules et les intestins ce sont les principaux risques pour l'homme. La femme se sont les seins et l'utérus et la thyroide. Mais en france nous preférons soigner que prevenir (cela fait fonctionner les établissements, enrichis les professionnels de santé, l'état est gagnant avec les taxes pas la SS mais c'est le contribuable qui paye). Tant qu'il n yaura pas une rentabilité économique dans la prévention les autorités ne feront rien.J'en reviens toujours à dire la même chose, nos gouvernant sont des gens irresponsables et indignes de notre confiance(si il y ena encore une) un jour il faudra porter plainte pour non assistance en danger, on n'en revient toujours à la même chose, nous gouverné par des inconscients.

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