Faute de moyen, un étudiant sur quatre ne se fait pas soigner

Par Par S.M. (avec AFP), le 04 septembre 2006 à 15h23 , mis à jour le 04 septembre 2006 à 16h00

Près d'un étudiant sur quatre a renoncé à des soins en 2005 "pour des raisons financières", notamment en ophtalmologie et en soins dentaires, selon une enquête menée par La Mutuelle des étudiants publiée lundi. Par ailleurs, 13% d'étudiants n'ont pas de complémentaire santé à cause de son coût élevé.

TF1/LCI médecin patient examenL'examen d'un patient dans le cabinet d'un médecin généraliste. © LCI

Des caries pas soignées, des lunettes jamais remplacées...23% d'étudiants ne se sont pas fait soigner, en 2005, "pour des raisons financières", notamment en ophtalmologie et en soins dentaires. C'est ce que révèle une enquête menée par La Mutuelle des étudiants (LMDE) publiée lundi dans le bulletin de la Mutualité française.

L'étude de la LMDE montre que "le nombre d'étudiants ne disposant pas d'une complémentaire santé (mutuelles, instituts de prévoyance ou assurances ) est en hausse". Quelque 13% des étudiants ne disposent pas d'une complémentaire, contre 7% en 2002 et 10% pour l'ensemble de la population. Selon l'étude, la non adhésion à une complémentaire s'explique principalement par son coût, 39% des sondés jugeant les complémentaires "trop chères". Autre raison invoquée: 16% des femmes et 29% des hommes jugent "inutile" la souscription à un contrat.

Pas de mutuelle, moins de consultations

L'absence de mutuelle a des répercussions sur la consommation de soins. Quelque 90,4% des étudiants disposant d'une complémentaire ont ainsi consulté au moins une fois un médecin généraliste au cours des douze derniers mois, contre 81,3% des étudiants dépourvus d'une complémentaire. De même, 48,9% des étudiants ayant une complémentaire ont consulté un chirurgien-dentiste, contre 38,6% pour les autres.

"Au total, 23% de la population étudiante renoncent à certains soins, notamment ophtalmologiques et dentaires, pour des raisons financières", indique l'étude, précisant que "dans la population générale, ce renoncement est de 13%". Une situation délicate. Un problème de santé pas soigné à de fortes chances de s'aggraver.  Attendre pour le soigner coûtera plus cher au patient, étudiant ou non.

Etude, intitulée "La santé des étudiants 2005-2006, enquête nationale et études régionales", menée auprès de 9.200 étudiants avec l'appui de l'Observatoire expertise et prévention pour la santé des étudiants (EPSE) et de l'Ifop. 

Par Par S.M. (avec AFP) le 04 septembre 2006 à 15:23
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Bazin, le 04/09/2006 à 16h15

    Pourquoi cela étonne encore quelqu'un? peut être la France d'en haut.......

  • Taz, le 04/09/2006 à 16h15

    S'il n'y avait que les étudiants ...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience