des chirurgiens au bloc opératoire © LCILe président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), Guy-Marie Cousin, a assuré vendredi dans un communiqué n'avoir "en aucun cas voulu blesser", "ni avoir de propos à caractère raciste ou insultants à l'égard des médecins étrangers".
Interrogé sur le tollé provoqué par l'appel du Syngof et de deux autres syndicats de médecins libéraux à des dépassements d'honoraires sauvages, Guy-Marie Cousin avait déclaré mercredi que si cette mesure "ne convient pas aux patients, il faut qu'ils aillent à l'hôpital se faire soigner par des praticiens à diplôme étranger". Ces déclarations avaient été ensuite condamnés par le Mrap, deux syndicats de médecins à diplôme étranger (Inpadhue et FPS) et la CGT Santé.
"Propos tronqués"
Dans un démenti transmis à l'AFP, Guy-Marie Cousin affirme "n'avoir jamais prononcé cette phrase en l'état", ses propos ayant "été tronqués". "J'ai seulement déclaré que si les patients n'acceptaient pas les compléments d'honoraires que les obstétriciens de secteur 1 allaient leur demander, ils n'arriveraient pas à faire face à leurs charges, il n'y aurait plus d'obstétrique libérale". "Les patients n'auraient alors plus d'autre choix que de se faire soigner à l'hôpital public" et (j'ai dit) "que dans ce même hôpital public, se posait également le problème toujours non réglé de la disparité des compétences des médecins à diplôme hors Union européenne."
Guy-Marie Cousin a également affirmé qu'il avait écrit en janvier au ministère de la Santé pour "demander que cesse le scandale de leur utilisation à moindre coût pour assurer la permanence des soins la nuit et les week-ends". Les médecins à diplôme étrangers, qui se disent aussi compétents que leurs collègues français aux côtés desquels ils exercent dans des hôpitaux français souvent depuis plusieurs années, réclament depuis deux ans d'être mieux payés et reconnus par l'Ordre des médecins.
Le CNAM menace de sanctions les dépassements d'honoraires |
La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a menacé, vendredi, de sanctions les praticiens libéraux qui pratiqueraient des dépassements d'honoraires non autorisés. Elle a, par ailleurs, appelé les assurés à "vérifier la légalité des dépassements pour lesquels ils seraient sollicités". "Le directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, appelle l'ensemble des praticiens concernés à l'esprit de responsabilité et au respect des règles conventionnelles". L'UCDF (chirurgiens), le Syngof (gynécologues-obstétriciens) et l'AAL (anesthésistes) avaient appelé mardi les praticiens de secteur 1 (respectant les tarifs "Sécu") qui exercent en cliniques à "demander des compléments d'honoraires" à leurs patients à partir de vendredi.
D'après AFP
(Image TF1-LCI: bloc opératoire)
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