
Solitude et maladie d'Alzheimer sont liées. C'est ce qui ressort d'une étude menée par des chercheurs de l'Université de Rush, à Chicago, et publiée dans la revue Archives of General Psychiatry.
Maladie d'Alzheimer : nouvelle piste, nouvel espoir ?
L'équipe du professeur Etienne-Emile Baulieu explore une nouvelle piste de recherche mettant en interaction deux protéines, qui pourraient déboucher sur de nouvelles cibles thérapeutiques pour combattre la maladie d'Alzheimer.
Publié le 26/01/2010
L'équipe du professeur Robert Wilson a suivi 823 personnes âgées pendant quatre ans. Elle leur a soumis un questionnaire sur leur sentiment de solitude. Exemples de questions : "J'ai déjà connu un sentiment général de vide", "Je me sens souvent abandonné"... A chaque réponse, une note. Plus la note globale du questionnaire est élevée, plus le sentiment de solitude est important.
Résultat : les personnes ayant le sentiment de solitude le plus élevé ont 2,1 fois plus de risque de développer la maladie d'Alzheimer. En comparaison, celles qui ont obtenu la note la plus faible ont 1,4 fois plus de risque d'en être atteinte.
"Impact physique"
Les chercheurs ont également pratiqué des autopsies sur 90 personnes âgées décédées au cours des quatre ans d'étude. Ils n'ont toutefois pu trouver aucune association entre solitude et les pathologies du cerveau généralement associées à la maladie d'Alzheimer. Conclusion des chercheurs : "La solitude est liée à un risque accru de démence de fin de vie mais elle n'est pas liée à ses causes principales".
La solitude pourrait affecter des parties du cerveau en relation avec la connaissance et la mémoire, rendant les personnes seules plus vulnérables aux effets du déclin lié à l'âge, selon le Pr Wilson. Et le spécialiste de souligner à la BBC : "Nous devons être conscients que la solitude n'a pas uniquement un impact émotionnel mais aussi un impact physique".
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