© sxc.huL'organisation non gouvernementale Sea Shepherd (Berger de la mer) est prête à tout, ou presque, pour empêcher les baleiniers japonais d'harponner des cétacés. Elle offre 25.000 dollars à quiconque lui permettra de connaître la position de la flotte nippone en mer de Ross, qui borde l'Antarctique.
L'ONG a envoyé deux navires sur place, le Farley Mowatt et le Robert Hunter, mais leur autonomie n'est que de deux à trois semaines. A leur bord, une soixantaine de militants venus du monde entier, dont des Français. "Nous savons que la flotte baleinière nippone se trouve à 500 miles nautiques de [notre position]", explique Paul Watson, président de l'ONG et co-fondateur de Greenpeace au côté de Robert Hunter, décédé en mai 2005. "Cette information nous fera économiser considérablement des dépenses en carburant", précise-t-il.
Selon Paul Watson, les bateaux japonais "ont dépensé 150.000 dollars dans un programme pour repérer les bateaux en mer, grâce aux satellites". Aussi, l'ONG "essaie d'éviter les couvertures des satellites, en tentant de se cacher derrière un iceberg" mais, ajoute l'écologiste, " la réalité est que la situation est à notre désavantage".
Bélier contre canons à eau
Ce jeu de cache-cache pourrait déboucher, en cas de rencontre mutuelle, sur des actions plus musclées. Sea Shepherd est réputée pour recourir à des méthodes radicales. Les deux navires de l'ONG sont d'ailleurs ornés de drapeaux noirs à tête de mort qui rappellent les étendards des pirates. Dans le cadre de l'opération actuelle, baptisée Leviathan, Paul Watson a menacé d'utiliser un bélier conçu pour percer la coque des baleiniers au-dessus du niveau des eaux.
La flotte nippone n'hésite pas quant à elle à utiliser des canons à eau contre les écologistes. Des militants de Greenpeace en avaient fait les frais l'an passé. Un navire de l'organisation, l'Esperanza, doit d'ailleurs rejoindre la zone de chasse d'ici une semaine. Bien qu'opposées à la chasse à la baleine, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont appelé chacun au calme.
Une chasse "scientifique" contestée |
La Commission baleinière internationale (CBI) a adopté en 1986 un moratoire international sur la chasse commerciale aux baleines. Mais les baleiniers japonais poursuivent leur activité en s'appuyant sur une clause autorisant des prises à des fins scientifiques. Un procédé dénoncé par les pays opposés à la chasse (France, Etats-Unis, Royaume-Uni...), les écologistes et les scientifiques. Cette année, la flotte nippone prévoit de tuer 850 baleines de Minke et 10 rorquals communs d'ici mars.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




