La pollution des côtes bretonnes est due au MSC Napoli

le 31 janvier 2007 à 18h56 , mis à jour le 31 janvier 2007 à 19h09

Le lien a été fait entre les boulettes d'hydrocarbure qui ont souillé les plages et le porte-conteneur échoué au Sud de l'Angleterre.

TF1-LCI : Photo d'archivePhoto d'archive © TF1-LCI

On s'en doutait, c'est confirmé : les boulettes d'hydrocarbure qui ont souillé la côte de la Bretagne du Nord proviennent du porte-conteneur MSC Napoli, échoué au Sud de l'Angleterre, a indiqué mercredi auprès de la préfecture maritime de l'Atlantique à Brest. Ce lien a pu être fait grâce à des analyses réalisées par le Laboratoire d'analyses de surveillance et d'expertises de la Marine (Lasem) à partir d'échantillons d'hydrocarbures prélevés sur le navire et sur les différentes plages des côtes bretonnes.

Joël Le Roc'h, le maire de Locquirec, dans le Finistère, l'une des communes littorales les plus touchées, s'est félicité de l'identification de la source de la pollution. "C'est une bonne nouvelle. On pourra se retourner vers le pollueur pour payer les factures, y compris celles de nettoyage des rochers par les pompiers ou les entreprises spécialisées", a-t-il déclaré. "La facture va grimper rapidement lorsqu'on va s'attaquer aux rochers", a estimé le maire, pour qui les sept kilomètres du littoral de la commune ont été souillés par une "pollution ponctuelle et sournoise, disséminée partout".

"Chances de survie assez faibles"

Dans les communes voisines des Côtes d'Armor, "la situation est stabilisée" et "il n'y a pas eu de nouvelles arrivées de galettes, ni de déchets", a indiqué mercredi soir une porte-parole de la préfecture des Côtes-d'Armor. Au total, 55 mètres cubes de déchets pollués - des galettes de mazout, des sachets de gâteaux et des algues - ont été ramassés depuis samedi sur les 14 communes touchées des Côtes d'Armor, selon la porte-parole. La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a souligné que les arrivées d'oiseaux mazoutés s'accélèraient sur les côtes bretonnes puisque sa station de l'Ile Grande en recueillait "30 à 40 par jour". Les oiseaux sont "très amaigris et affaiblis" et "leurs chances de survie assez faibles, tant leur état physique est catastrophique à leur arrivée au centre de la LPO". 

Le porte-conteneurs, qui a laissé échapper 60 tonnes d'hydrocarbure, est échoué depuis le 20 janvier au large de Branscombe. Son déchargement a débuté lundi et pourrait durer plusieurs mois, tandis que plus de la moitié de son carburant a déjà été pompée, selon l'armateur.

D'après agence

le 31 janvier 2007 à 18:56
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1 Commentaires

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  • DUPONT, le 31/01/2007 à 19h34

    Mais où est Nicolas Hulot ? Une nouvelle fois, la nature victime est bien seule ! Après l'AMOCO, c'était "plus jamais". Combien de pollutionS, depuis ? Toujours la même chose, des écolos qui parlent, qui font carrière, le tout sur le dos de la nature. C'est démoralisant !

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