Au matin, les Réunionnais découvrent les ravages de la nuit : arbres effondrés... © TF1/LCILe record de vitesse des vents - 205 km/h - a été enregistré dans la nuit sur les hauteurs de Saint-Denis. Un chiffre jugé toutefois "pas significatif" par Météo-France. Sur les pentes du volcan et sur les hauteurs du sud de l'île, 1000 mm de pluies (soit 1000 litres d'eau par mètre carré) sont tombés en 24 heures.
Mais le pire semble passé, puisque le cyclone tropical Gamède se trouvait dimanche matin au plus près de la Réunion à 7 heures locales (4 heures à Paris) ; il se situait alors à un peu plus de 200 km au nord-nord-est de l'île et poursuivait une trajectoire ouest à 14 km/h. Désormais, selon Météo-France, "après avoir suivi une trajectoire menaçante pendant la première partie de la nuit, le cyclone Gamède a redressé sa trajectoire vers l'ouest-nord-ouest en début de journée. Le centre a commencé à s'éloigner". A 10 heures locales, il était à 275 km des côtes réunionnaises. Mais il continue à balayer l'île de vents violents.
Neuf personnes ont été blessées, dont une grièvement, dans des accidents de la circulation provoqués par les pluies et les vents. L'alerte rouge qui interdit toute circulation, déclenchée samedi soir, est toujours en vigueur ; le préfet de la Réunion a annoncé dimanche que celle-ci serait levée lundi à 6h locales (3h à Paris) mais les écoles resteront fermées. La levée de cette alerte permettra aux habitants de cette île de l'Océan indien de pouvoir à nouveau circuler et sortir de chez eux.
"Etat de catastrophe naturelle"
Malgré l'alerte rouge, des habitants ont bravé l'interdit. Dans la nuit de samedi à dimanche, une personne a été grièvement blessée et huit autres légèrement dans des accidents de voiture. Par ailleurs, 180 personnes ont dû être hébergées dans des centres de secours par mesure de précaution. Parmi elles figurent des touristes qui n'ont pas pu regagner à temps leur hôtel.
Du côté des infrastructures de l'île, à Saint-Louis, le pont de la Rivière Saint-Etienne, long de 520 mètres, s'est effondré. Emprunté quotidiennement par 50.000 véhicules, il est vital pour les liaisons routières entre les diverses communes du sud, ainsi qu'entre l'ouest et le sud. Selon des témoins, les piliers du pont se sont affaissés l'un après l'autre, "comme des dominos", après la rupture d'un premier pilier. Par ailleurs, 100.000 personnes sont privées d'électricité et 15.000 de téléphone. En outre, plus de 15% du réseau de téléphone mobile est en panne et des milliers d'abonnés privés d'eau, en particulier dans le sud de l'île. De nombreuses routes sont submergées et quelques glissements de terrain ont été observés. Le réseau routier est jonché de branchages et de fils électriques tombés au sol.
Le ministre de l'Outre-mer, François Baroin, a donné instruction dimanche "pour que soit engagée sans délai la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle" sur l'île de La Réunion.
D'après agence
Gamède fait deux morts à l'île Maurice |
Le cyclone, qui s'éloignait dimanche matin des côtes de l'île Maurice, a causé indirectement la mort samedi d'un jeune qui se trouvait sur une plage alors que l'alerte de niveau 3 de type cyclonique avait été déclenchée. Selon les autorités locales, "trois jeunes sont venus se promener sur une plage à Montagne Jacquot, ils sont montés sur un rocher, l'un des jeunes a glissé et a été happé par la houle très violente". Le corps du jeune homme de 22 ans n'avait toujours pas été retrouvé dimanche en raison de conditions maritimes encore dangereuses. En outre, un homme de 41 ans est décédé dimanche matin après avoir heurté de plein fouet un câble électrique alors qu'il circulait à moto. Le cyclone, qui avait menacé cette île de l'Océan indien pendant plus de 36 heures, est passé, à son point le plus proche, à quelque 260 km de Maurice dans la matinée de dimanche, avant de se diriger vers l'île de la Réunion. |
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