Un pont détruit à La Réunion après le passage du cyclone Gamède, le 26 février 2007 © TF1-LCILe cyclone tropical Gamède, qui s'éloigne lentement de La Réunion, n'a pas fait de victimes et provoqué l'effondrement d'un pont de 500 mètres de long, vital pour l'économie de l'île, et des dégâts "considérables" aux cultures. La levée de l'alerte rouge, lundi matin, autorise la population à circuler mais la préfecture a conseillé de ne se déplacer qu'en cas de nécessité, la circulation demeurant dangereuse sur les routes. Les communes de Cilaos et de Salazie situées sur les hauteurs de l'est et du sud sont coupées du reste de l'île en raison d'éboulis sur les voies d'accès. Le ministre de l'Outre-mer François Baroin, qui doit partir ce lundi soir pour La Réunion, a demandé "que soit engagée sans délai la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle".
Sur l'île Maurice, deux personnes ont été tuées. Elles avaient bravé l'interdiction de circuler. "Trois jeunes sont venus se promener samedi sur une plage à Pointe Jacquot (ouest de l'île, environ 10 km au sud de Port-Louis), ils sont montés sur un rocher, l'un des jeunes (âgé de 22 ans) a glissé et a été happé par la houle très violente", avait expliqué dimanche matin le député de la circonscription de Port-Louis sud. Son corps n'avait toujours pas été retrouvé dimanche en raison de conditions maritimes encore dangereuses. En outre, un homme de 41 ans est décédé dimanche matin après avoir heurté de plein fouet un câble électrique alors qu'il circulait à motocyclette dans le centre de l'île, a annoncé la police.
6 000 lignes coupées
Environ 6 000 lignes de téléphone fixe étaient encore coupées lundi après-midi, tandis que presque toute la couverture en téléphonie mobile a été rétablie, selon le bilan communiqué par France Télécom. "Sur les 219.000 lignes fixes que compte La Réunion, 34.000 des 40.000 lignes interrompues ce week-end ont été rétablies", indique l'opérateur historique français. Il précise que, sur les 6 000 lignes encore hors service, la moitié le sont "pour défaut d'énergie".
Après avoir reçu Nassimah Dindar, présidente du conseil général de l'île, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a assuré lundi matin qu'il suivait la situation de l'île de La Réunion "minute après minute de façon à ce qu'on puisse, en cas de besoin, envoyer tous les hommes et tous les matériels nécessaires pour que nos compatriotes de la Réunion ne souffrent plus".
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