Marée noire : écolos et baleinier dans le même bateau ?

Par M. D. avec agence, le 16 février 2007 à 11h16 , mis à jour le 16 février 2007 à 11h27

La Nouvelle-Zélande a demandé vendredi à Tokyo d'accepter qu'un de ses baleiniers en panne soit remorqué par un navire de Greenpeace. Auckland évoque un risque de marée noire sur les côtes de l'Antarctique.

[Expiré] baleine cétacé © sxc.hu

Le Japon va-t-il accepter qu'un de ses baleiniers en panne soit remorqué par Greenpeace pour éviter une marée noire potentielle en Antarctique ? C'est ce que souhaitent vendredi les autorités néo-zélandaises.

Le Nisshin Maru fait partie de la flotte de baleiniers nippons actuellement en activité dans les mers australes. Un incendie s'est déclaré jeudi sur le pont inférieur du navire ; un membre d'équipage est tombé en mer et reste à ce jour porté disparu. Selon Chris Carter, le ministre néo-zélandais de l'environnement, le Nisshin Maru est un "bateau mort", qui ne peut être réparé. Or, il abrite 1,3 million de litres de carburant dans ses cales. "Il est impératif que le Nisshin Maru soit remorqué à l'écart des côtes protégées de l'Antarctique, des colonies de pingouins et de la banquise", a déclaré vendredi le ministre.

La solution la plus rapide, a-t-il indiqué, serait de faire appel à l'Esperanza, le navire de Greenpeace, qui se trouve dans la zone. Un brise-glace américain pourrait également être disponible mais il est plus éloigné. Le gouvernement japonais a été contacté, de même que l'ambassadeur nippon à Auckland mais l'Agence des pêches du Japon a d'ores et déjà refusé l'aide des écologistes, assurant que l'incendie s'éteindrait de lui-même et qu'il n'y avait aucune menace de marée noire.

Harcèlement en mers australes

Comme chaque année, Greenpeace et Sea Shepherd traquent les baleiniers dans les mers australes pour les empêcher de chasser les cétacés. Cette année, la flotte nippone doit pêcher 850 baleines et dix rorquals communs d'ici le mois de mars. Une pêche à des fins scientifiques, assure Tokyo, ce qui lui permet de contourner le moratoire international sur la chasse aux cétacés adopté en 1986. Cet argument est dénoncé par les écologistes, nombre de scientifiques et plus de 20 pays membres de la Commission baleinière internationale (CBI), dont la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Par M. D. avec agence le 16 février 2007 à 11:16
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