Chirac : "L'Europe a montré qu'elle pouvait s'unir"

Par D.H. (avec agence), le 09 mars 2007 à 12h38 , mis à jour le 09 mars 2007 à 21h25

Les 27 ont adopté vendredi à Bruxelles l'objectif "contraignant" de développer les énergies renouvables à hauteur de 20% d'ici à 2020.

TF1-LCI : Angela Merkel et Jacques Chirac, à Bruxelles le 8 mars 2007Angela Merkel et Jacques Chirac, à Bruxelles le 8 mars 2007 © TF1-LCI


Chirac : "l'Europe écologique marquera la vie de notre planète"

Les moyens d'y parvenir ne font pas l'unanimité, mais l'objectif serait bel et bien acquis. Les dirigeants des 27 se sont mis d'accord, vendredi à Bruxelles, sur un objectif les contraignant à développer les énergies renouvelables pour qu'elles représentent 20% de la consommation énergétique de l'UE d'ici à 2020, afin de limiter le réchauffement climatique. Le compromis fut difficile à trouver sur ce point le plus controversé du premier "plan énergétique" d'envergure dont veut se doter l'UE, qui ambitionne à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020 et d'accroître l'indépendance énergétique des 27.

L'accord a été confirmé par Jacques Chirac, dont c'était le dernier sommet de son mandat. "L'Europe a montré qu'elle pouvait s'unir", a-t-il affirmé, appelant à la "poursuite des efforts". Lors de cette conférence de presse, le président français a fait un tour d'horizon des sujets abordés par les 27 lors de ce sommet : Liban, chômage pour lequel "il faut poursuivre les efforts", ou encore institutions dont la "réforme est nécessaire".

Interrogé sur son bilan de 12 années au Conseil européen, Jacques Chirac a affirmé que "l'Europe était une fantastique aventure" à laquelle la France  avait "participé de façon positive". Quant à sa propre participation, il s'est donné trois éléments justifiant son engagement : sa "détermination au moment de l'euro", la défense dont il s'est dit l'initiateur, et l'écologie, un "combat cher aux Français" et qui "aboutit aujourd'hui, ce qui est pour moi une grande satisfaction". Sur le référendum sur la Consitution européenne, le président a estimé qu'on avait "trompé les Français" et s'est dit "désolé de ne peut-être pas avoir fait tout ce qu'il a fallu" pour éviter le "non". Il a aussi dit approuver sans réserve la décision de l'UE d'envoyer à Damas le représentant de la diplomatie de l'UE, Javier Solana.

Par D.H. (avec agence) le 09 mars 2007 à 12:38
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