Angela Merkel et Jacques Chirac, à Bruxelles le 8 mars 2007 © TF1-LCILes dirigeants européens étaient jeudi soir proches d'un compromis sur un objectif européen "contraignant" de développement des énergies renouvelables, même s'ils restaient divisés sur les moyens d'y parvenir, lors du sommet jeudi soir à Bruxelles consacré à l'Energie et à la lutte contre le réchauffement climatique. La France et l'Allemagne essaient de faire un pas l'une vers l'autre pour trouver un compromis sur l'arbitrage entre énergie renouvelable et nucléaire, deux options pour lutter contre le réchauffement climatique.
D'une part, le président français a apporté jeudi soir son soutien à "la fixation d'un objectif contraignant" de porter les énergies renouvelables à 20% d'ici à 2020, proposé par la présidence allemande. En revanche, la part du nucléaire ne devrait pas être remise en cause.
Le nucléaire : 41% du bouquet énergétique français
Jacques Chirac a ainsi insisté dans son discours sur la nécessité de tenir compte de "la place des autres énergies non carbonées", donc le nucléaire, pour lutter contre le réchauffement climatique. Il a souligné que la France, grâce au nucléaire, émet "un tiers de CO2 en moins que l'Allemagne par point de PNB". "Dès lors, le plus cohérent, serait que nous nous fixions collectivement un objectif ambitieux pour la part des énergies faiblement carbonées en Europe". Le nucléaire représente 41% du bouquet énergétique français.
En contrepartie, le chef de l'Etat français a demandé que, "à tout le moins, la répartition de l'effort sur les renouvelables" tienne "compte de la place des autres énergies faiblement carbonées -nucléaire et charbon propre- dans nos choix énergétiques nationaux". Le président français a affirmé que les énergies renouvelables "ne constituent qu'une réponse partielle au problème" et qu'il faudra recourir aux autres sources d'énergie dont la production entraîne peu d'émissions de CO2, comme le nucléaire ou le charbon propre, pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre.
Jacques Chirac a aussi souhaité que la mise en oeuvre d'une "taxe extérieure carbone" soit examinée afin de "lutter contre le dumping environnemental des pays qui refuseraient de s'engager réellement dans la lutte contre le réchauffement au-delà de 2012".
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