© LCI/TF1Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), actuellement réuni à Bangkok (Thaïlande), a été créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Sa mission : Mesurer les "risques liés au changement climatique d'origine humaine", en "cerner plus précisément les conséquences possibles" et "envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation", explique le Giec sur son site. Les experts ne lancent pas d'études mais s'appuient sur des travaux publiés dans des revues scientifiques et techniques reconnues qu'ils évaluent "sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective".
Son activité : "A intervalles réguliers", le Giec fait le point sur "l'état des connaissances relatives au changement climatique". Il "élabore aussi des rapports spéciaux et des documents techniques sur des sujets qui nécessitent des informations et des avis scientifiques indépendants".
Ses membres : Cet "organe intergouvernemental [est] ouvert à tous les pays membres" de l'ONU et de l'OMM. "Chaque gouvernement dispose d'un agent de liaison qui coordonne, au niveau national, les activités ayant rapport au Groupe. Diverses organisations internationales, intergouvernementales et non gouvernementales participent également aux travaux du Giec." Les membres sont nommés pour la période d'établissement d'un rapport d'évaluation, soit cinq à six ans.
Son organisation : outre des instances centrales (bureau, assemblée...), le Giec est composé de trois groupes de travail.
"Le Groupe de travail I évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution du climat." Parmi ses membres figure le climatologue français Jean Jouzel.
"Le Groupe de travail II s'occupe des questions concernant la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, les conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s'y adapter."
"Le Groupe de travail III évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques." C'est ce groupe qui est actuellement réuni à Bangkok.
Par ailleurs, une "équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre est chargée de mettre en œuvre le Programme du Giec pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre".
Ses rapports : Le Giec produit régulièrement rapports et documents techniques. Chaque rapport donne lieu à un résumé scientifique et à un résumé pour les décideurs. Ces textes sont publiés à la suite d'un processus de validation par des experts scientifiques désignés par les gouvernements et les organisations membres du Giec ainsi que par des représentants des gouvernements membres du Giec. Ce sont ces multiples allers-retours qui donnent lieu à des discussions et tractations, souvent ligne par ligne, avant la publication finale. Le résumé pour les décideurs est adopté selon la règle du consensus.
Ses conclusions : Dans le cadre de son 4e rapport, qui sera publié en novembre 2007 à Valence (Espagne), le Giec a prédit une hausse de 1,8 à 4° de la température moyenne planétaire d'ici 2100 (Groupe de travail I, Paris, février 2007). Cette hausse est attribuable aux activités humaines.
Au-delà de 2 à 3 degrés de hausse par rapport à 1990, le réchauffement climatique aura des "impacts négatifs sur toutes les régions" du monde, entraînant notamment famines, inondations et extinction irréversible de 20 à 30% des espèces végétales et animales (Groupe de travail II, Bruxelles, avril 2007). Des solutions seront proposées pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (Groupe de travail II, Bangkok, mai 2007). Les trois précédents rapports du Giec ont été publiés en 1990, 1995 et 2001.
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