Le 26 avril 2007, 9 militants de Greenpeace occupent deux grues sur le chantier de l'EPR, à Flamanville. © GreenpeaceL'affaire étant remontée au niveau judiciaire, Greenpeace a décidé de cesser son action menée sur le chantier de l'EPR à Flamanville. Devant le tribunal de grande instance de Cherbourg, l'association de défense de l'environnement s'est engagée vendredi à mettre fin immédiatement à l'occupation du site. EDF l'avait assignée en référé et réclamait la libération du chantier "sous astreinte de 100.000 euros par personne et par infraction constituée".
Tout avait commencé comme une véritable opération commando. Jeudi à l'aube, 25 militants de l'association s'étaient introduits sur le chantier. Seize d'entre eux s'étaient enchaînés sous les roues de deux camions pour bloquer l'accès au site, avant d'être délogés et interpellés dans la matinée par les gendarmes, qui les avaient rapidement relâchés. Neuf autres étaient montés dans deux grues.
Interpeller les candidats
Un perchoir qu'ils occupaient toujours vendredi en milieu de journée, après avoir passé la nuit sur place, et alors que l'activité du chantier avait repris quasi-normalement autour d'eux... Six nationalités - française, britannique, allemande, belge, finlandaise et néerlandaise - étaient représentées parmi les neuf militants, spécialistes de la varappe et aguerris à ce genre d'opération.
Cette action spectaculaire était destinée à interpeller les deux candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle sur les dangers de l'EPR. "Nous attendons que les candidats s'engagent rapidement à abroger dès leur élection le décret du 11 avril 2007 autorisant la construction de ce nouveau réacteur", déclarait ainsi jeudi Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. "Seule Ségolène Royal s'est engagée clairement sur ce point jeudi soir et l'action continue". Ségolène Royal avait en effet estimé que cette décision de construction avait "été prise dans des conditions d'analyse et de débat tout à fait contestables" et que le décret du 11 avril avait été "publié à la hâte". Et selon la candidate socialiste, "on ne peut engager l'avenir énergétique de notre pays sans un débat approfondi, non seulement sur l'EPR mais sur l'ensemble du dossier".
D'après agence
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