32 faucheurs volontaires échappent à la prison

le 24 mai 2007 à 16h59 , mis à jour le 24 mai 2007 à 18h18

Les prévénus, qui avaient participé au saccage de parcelles de maïs transgénique dans le Loiret en 2006, décideront dans les prochains jours s'ils font appel.

Le palais de Justice de Nice/TF1Le palais de Justice de Nice © TF1/LCI

Le verdict du tribunal correctionnel d'Orléans a été accueilli dans le calme mais avec consternation par les 32 prévenus, jugés pour avoir participé au fauchage de parcelles de maïs transgénique en 2006. Alors que plusieurs d'entre eux risquaient de la prison ferme, les juges ne les ont cependant condamnés qu'à des peines de prison avec sursis : trois prévenus pour lesquels le procureur avait demandé trois mois ferme, ont été condamnés à 6 mois avec sursis, soit 4 mois pour le fauchage et 2 mois pour le refus de prélèvement d'empreinte génétique lors de la garde à vue. Ils avaient déjà été condamnés dans une affaire similaire.

Deux faucheurs volontaires, eux aussi déjà condamnés dans une même affaire, ont été condamnés à 4 mois avec sursis. 13 autres militants, qui avaient participé au fauchage et refusé un prélèvement l'empreinte génétique, se sont vus infliger cinq mois avec sursis, soit 3 mois pour le fauchage et 2 mois pour le refus de prélèvement. Enfin, les 14 derniers prévenus ont écopé de trois mois avec sursis pour fauchage. Le collectif des faucheurs volontaires décidera dans les prochains jours s'il fait appel ou non.

Monsanto demande 313.000 euros de réparation

"La justice se durcit de procès en procès", a déclaré l'un des deux condamnés à la sortie de l'audience. Pour Jean-Paul Susini, l'un des deux conseils des militants, "c'est une profonde déception... Pour la première fois en France, un tribunal avait à se prononcer sur une action collective de refus de se soumettre à l'ADN et la peine est lourde". Les prévenus ont été également condamnés à des amendes de 1500 à 3000 euros et à la privation des droits civiques, civils et de famille pour un et deux ans. Le tribunal a de plus mandaté un expert pour évaluer le préjudice subi par Monsanto, qui demande 313.000 euros de réparation. L'expert a quatre mois pour rendre son rapport.

Dans la nuit du 13 au 14 août 2006, les 32 militants anti-OGM avaient été interpellés puis placés en garde à vue après la destruction d'un champ d'essais de maïs génétiquement modifié de 3000 m² appartenant à la compagnie Monsanto à Villereau, dans le Loiret.

D'après agence

le 24 mai 2007 à 16:59
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