le rainbow warrior à Marseille © LCILes incidents ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. Mourad Kahoul, président du comité marseillais, dénonce alors la "provocation" d'"un bateau de Greenpeace Espagne traquant nos bateaux qui pêchent le thon et l'espadon", et qui a "failli éperonner le Santa, un bateau de douze mètres de Marseille. Les activistes de Greenpeace ont attaqué en pleine nuit des pêcheurs se trouvant à bord de petites embarcations artisanales de douze mètres et saccagé leur matériel professionnel", a-t-il ajouté.
Mardi matin, l'organisation internationale écologiste a démenti toute implication dans des incidents avec des bateaux de pêche marseillais au large des côtes méditerranéennes françaises. "Les méthodes décrites n'ont rien à voir avec une organisation dont la non-violence est l'un des principes fondateurs", s'est défendu Greenpeace face aux accusations de provocation du Comité régional des pêches maritimes.
Grossières contre-vérités
"Face au risque d'effondrement à court terme des stocks, Greenpeace demande la fermeture immédiate de la pêche au thon en Méditerranée", rappelle l'organisation qui a lancé sa campagne il y a plus d'un an.
Le conseil des ministres européens des pêches doit statuer les 11 et 12 juin sur le cadre réglementaire de la pêche au thon rouge. "Dans ce contexte, le représentant institutionnel des thoniers français, M. Kahoul, a du mal à dissimuler sa crainte de la pression des ONG environnementalistes et semble aujourd'hui prêt à utiliser tous les moyens, y compris les plus grossières contre-vérités, pour tenter de les discréditer", a précisé Stephan Beaucher, responsable de la campagne Océans à Greenpeace France. En août, les thoniers méditerranéens avaient empêché le Rainbow Warrior II, d'entrer dans le port de Marseille où il devait mener une campagne d'information du public.
(Avec agence)
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