L'air de Paris chargé en pesticides

le 28 juin 2007 à 16h13 , mis à jour le 28 juin 2007 à 16h27

Certains de ces produits persistent dans l'atmosphère alors qu'ils sont interdits depuis plusieurs années. C'est la première fois qu'Airparif s'est intéressé à ce type de pollution.

[Expiré] Paris parc hiver automne © sxc.hu

 

S'il y a des pesticides dans les eaux bretonnes, il y en a aussi dans l'air de Paris et des villes qui l'entourent. "Sur 80 pesticides recherchés, une trentaine ont été retrouvés en zone rurale et une vingtaine dans l'agglomération francilienne", conclut une étude publiée jeudi par Airparif.

Persistance

Globalement, plus l'activité agricole est importante, plus le nombre de pesticides retrouvés dans l'air est élevé. Par ailleurs, les concentrations mesurées sont plus faibles en agglomération qu'en zone très agricole, comme la Beauce. Cependant, certaines molécules utilisées spécifiquement dans les jardins vont se retrouver en concentrations plus importantes en agglomération.

Les composants retrouvés le plus fréquemment dans l'air ambiant - la trifluraline, le chlorothalonil et la pendiméthaline - ne sont pas nécessairement ceux retrouvés dans l'eau. Ainsi, certains produits comme le lindane (désormais interdit) persistent dans l'atmosphère alors que l'atrazine (interdite depuis 2003) persiste dans les eaux de surface, mais pas dans l'air. Enfin, selon les modes d'application, 25 à 75% des produits appliqués se retrouveraient dans l'atmosphère, soit au moment du traitement soit après, en se volatilisant.

Première

Les mesures se sont déroulées au printemps 2006 sur cinq sites différents et ont donné lieu à plus de 5.200 analyses. C'est la première fois que l'organisme qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France s'est intéressé à la pollution due aux pesticides. Chaque année, 3.200 tonnes de ces produits phytosanitaires sont employées en Ile-de-France pour des usages agricoles (48% du territoire régional est dévolu à l'agriculture) ou domestiques et urbains (jardins, parcs, voirie, cimetières...).

Bien qu'il n'existe aucune obligation réglementaire de mesurer les pesticides dans l'atmosphère, l'étude a été commandée par la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) dans le cadre du plan cancer et par les départements agricoles de Seine-et-Marne et du Val-d'Oise.

le 28 juin 2007 à 16:13
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1 Commentaires

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  • Tom, le 28/06/2007 à 17h08

    Attention, ce ne sont pas les pesticides qui posent pb dans les eaux bretonnes, mais les nitrates. Cela n'a rein à voir, car cette pollution n'est pas de même source, et les effets sur la santé sont différents : l'un provoque des cancers, l'autre fait verdire les zones touristiques...

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