Grand recensement de produits chimiques en Europe

le 01 juin 2007 à 06h44 , mis à jour le 01 juin 2007 à 08h24

Enregistrer les substances les plus nocives pour, à terme, les remplacer, tel est le but de la nouvelle Agence européenne sur les produits chimiques.

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Bien qu'elles soient présentes un peu partout au quotidien (textiles, produits de nettoyage, revêtements, appareils électriques, jouets, etc.), on connaît mal les effets de milliers de molécules chimiques, soupçonnées d'être responsables de l'augmentation des allergies, des cancers ou de l'infertilité. Sur quelque 100.000 substances commercialisées dans l'UE, seules celles mises sur le marché depuis 1981, soit à peine 3000, ont été étudiées. C'est à ce problème que va s'atteler la toute nouvelle Agence européenne sur les produits chimiques, qui commence à fonctionner ce vendredi à Helsinki avec l'entrée en vigueur du règlement "Reach".

L'une des législations les plus ambitieuses jamais adoptées par l'UE, Reach (acronyme en anglais d'Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) doit instaurer, d'ici 2018, l'enregistrement de quelque 30.000 substances fabriquées ou importées dans l'UE pour des quantités dépassant une tonne par an. Ce ne sera désormais plus aux autorités publiques de démontrer la nocivité des produits, mais aux industriels de prouver qu'ils sont sûrs.

Les substances les plus nocives devront être remplacées

L'agence mise en place à Helsinki ne sera pas tout de suite pleinement opérationnelle ; elle disposera d'un an pour atteindre sa vitesse de croisière. Et à partir du 1er juin 2008 (et pendant six mois), les fabricants et importateurs devront se "pré-enregistrer" auprès d'elle ; ils lui préciseront le type et le volume de leurs productions. A partir de ces données, une hiérarchisation sera opérée pour déterminer l'ordre dans lequel les substances devront être enregistrées et éventuellement évaluées.

Les substances produites en quantités importantes (plus de 1000 tonnes par an) et les plus dangereuses devront être enregistrées en priorité, d'ici la fin 2010. Pour réduire les coûts et éviter la duplication de tests sur les animaux, les producteurs s'associeront selon le principe "une substance, un enregistrement". A terme, les molécules particulièrement nocives pour la santé devront être remplacées par d'autres, plus sûres, lorsque celles-ci existent et sont économiquement viables.

D'après agence

le 01 juin 2007 à 06:44
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