Live Earth : au public de s'engager

Par Matthieu DURAND, le 06 juillet 2007 à 09h37 , mis à jour le 06 juillet 2007 à 10h19

Al Gore demande aux spectateurs des concerts qui se tiendront samedi de respecter une charte écologiste en 7 points. Objectif : changer ses comportements et faire pression sur les gouvernants.

TF1-LCI concert stadeUn concert organisé au Giants Stadium, à New York. © DR

Live Earth, J-1. La série de 9 concerts (si celui de Rio est maintenu), organisés samedi dans le monde sous l'égide d'Al Gore, réunira "plus de 100 groupes et artistes devant un total de 2 milliards de spectateurs", précise le site internet dédié à l'événement. Objectif : "initier un mouvement mondial pour lutter contre le réchauffement climatique".

Et les fans qui souhaitent participer à l'un de ces concerts, sur place ou devant un écran, sont invités à donner l'exemple. L'ex-candidat malheureux à la Maison-Blanche a demandé à chacun de respecter une charte de sept engagements. Une partie d'entre eux consiste à faire pression sur les gouvernements et parlements pour les inciter à passer au vert : en signant "dans les deux années à venir un traité international" qui réduise la pollution ; en défendant "un moratoire" sur la construction des centrales à charbon qui ne disposent d'aucun dispositif pour "capturer" le CO2 ; "en se battant pour des lois et politiques qui étendent l'usage des sources d'énergie renouvelable et réduisent la dépendance vis-à-vis du pétrole et du charbon".

Actions citoyennes

Deuxième type d'engagements, plus personnels cette fois-ci : le public doit changer ses habitudes pour aider à rendre la Terre plus propre. Il s'agit de réduire "autant que possible [sa] propre pollution au CO2 et de compenser le reste en devenant ‘carbon neutral' [neutre en terme d'émissions de CO2]". Al Gore demande également à chacun de "travailler à une hausse spectaculaire de l'efficacité énergétique à la maison, sur les lieux de travail et de culte ainsi que dans les moyens de transports".

Planter des arbres et aider à préserver les forêts sont également des actions bienvenues. Les consommateurs ne sont pas oubliés : à eux d'acheter leurs produits auprès d'entreprises et de commerçants engagés dans une démarche de développement durable.

L'impact des concerts

Plus concrètement, les organisateurs de Live Earth expliquent au public qui se rendra dans chaque concert comment réduire au maximum son impact sur l'environnement, en utilisant les transports en commun ou en profitant du covoiturage. Mais sur son blog, une journaliste de New Scientist note qu'aucun conseil n'a été prévu pour les téléspectateurs et internautes. Notant que chaque kilowatt/heure d'électricité consommé produit en moyenne 43 grammes de dioxyde de carbone, elle appelle les internautes à calculer le "coût" du Live Earth en CO2.

L'un d'eux, équation à l'appui, avance le chiffre de 2 milliards de kilos de carbone, auxquels il faut ajouter 1,8 milliards de kilos de carbone que rejetteront les 2 milliards de personnes sur place ou devant leur écran. Mais un autre internaute tempère en précisant que toutes ces personnes auraient probablement regardé la télé ou surfé sur internet de toute façon. Selon lui, la consommation supplémentaire d'électricité sur les lieux des concerts demeure donc marginale au regard du message véhiculé par le Live Earth.

Par Matthieu DURAND le 06 juillet 2007 à 09:37
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3 Commentaires

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  • Christian, le 07/07/2007 à 06h49

    Ah! ces jeunes c'est une bonne iniatiative mais j'aimerais connaitre l'etat du stabe ou du lieu apres le passage des differents concerts tout cela pour respecter la planete

  • Antoine, le 06/07/2007 à 17h41

    Le seul problème avec ce genre de concert, c'est que les chanteurs viennent en avion privé,roule en 4x4, on plusieurs propriétés avec piscines et jacuzzi....et prechent la bonne parole.... je trouve sa un peu limite quand même...

  • The Green Tall Guy, le 06/07/2007 à 12h58

    C'est bien d'engager le public à changer ses comportements. Mais il ne faut pas se cacher derrière de fausses possibilités : faire du covoiturage, par exemple, n'est que très rarement possible dans les conditions actuelles (pas de voies réservées sur les routes, pas de parkings prioritaires, bref, pas d'incitatifs forts). Et si les gouvernements nationaux ou locaux ne prennent pas des mesures, les individus auront du mal à changer en profondeur leurs comportements. Or, la planète a besoin de changements en profondeur. A ce propos, on peut même se poser la question de l'intelligence de la recommandation : plutôt que les transports en commun ou le covoiturage, énergivore, il vaudrait mieux marcher ou faire du vélo, beaucoup plus neutre en émission de CO² !

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