Réunion à Toulouse sur la présence des ours dans les Pyrénées, en présence de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie (26 juillet 2007) © TF1/LCILe désaccord reste toujours aussi criant. Les éleveurs opposés à la présence de l'ours dans les Pyrénées se sont déclarés déçus de leur rencontre avec la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, jeudi à Toulouse. "Aujourd'hui on attendait des réponses. On ne les a pas. Peut-être qu'on les aura un jour de la Présidence de la République, mais pas du ministère de l'Ecologie", a déclaré à la presse Philippe Lacube, l'un des leaders des anti-ours pyrénéens. Les autorités ont "sous-estimé ce qui s'est passé sur le terrain. Quand nous allons rentrer dans nos montagnes (...) je crains le pire. C'est pas le genre de réponses qu'attendent les gens sur le terrain. Ils vont être extrêmement déçus, extrêmement en colère (...) on ne pourra pas les tenir", a affirmé le porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), également président de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (ADDIP).
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a déclaré qu'elle n'envisageait pas pour l'instant ni la capture ni le retrait des Pyrénées de l'ourse slovène Franska, comme le demandent des élus et des éleveurs de la région, excédés pas ses attaques contre leurs troupeaux : elle est responsable de la mort de près de 150 brebis depuis son arrivée dans les Pyrénées en 2006. "Franska est très décriée par les uns, très défendue par les autres", a constaté Nathalie Kosciusko-Morizet. "Est-elle ou non une ourse atypique comme le disent certains (...), a-t-elle ou non un comportement normal ? Les acteurs locaux considèrent que cette ourse est une ourse à problème et ceci est contesté par les experts et par l'équipe (de suivi) de l'ours".
"Pas question de mettre les ours dans un zoo"
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a donc annoncé qu'elle allait demander une nouvelle expertise sur Franska en faisant appel à des spécialistes étrangers et indépendants, sous la responsabilité de l'équipe "ours" de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Elle a également décidé "une remise à plat" du protocole sur les "ours à problème", "jugé par certains trop rigide et qui doit laisser plus de place à la concertation et à la transparence". Elle a par ailleurs annoncé "une évaluation à mi-parcours", à l'automne 2007, du plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées, et une meilleure définition de la zone de présence de l'ours, soulignant qu'il "n'est pas question de mettre les ours dans un zoo". Elle a enfin annoncé un renforcement des moyens pour assurer le suivi des populations d'ours et de nouvelles mesures de soutien au pastoralisme en concertation avec le ministre de l'Agriculture.
"Il y avait un immense espoir qui était fondé sur cette rencontre (...) Tous les Pyrénéens étaient là. Encore une fois, on est autiste, on n'entend pas", a commenté amèrement Philippe Lacube. "Quand on veut enterrer un problème, on ne fait pas mieux que de créer des commissions".
Avec Agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





