La fièvre aphteuse est due à un virus qui peut être véhiculé par la poussière © TF1/LCILa Commission européenne, en coordination avec Londres, a annoncé lundi l'interdiction formelle de toutes les importations de bétail et de produits animaux en provenance de Grande-Bretagne.
Le pays est classé "zone à haut risque" après la découverte vendredi d'un foyer de fièvre aphteuse dans le Sud-Est de l'Angleterre. Cette mesure, qui sera publiée à 17h heure française, concerne bovins, ovins et porcins élevés au Royaume-Uni, hors Irlande du Nord.
Bruxelles et Londres avaient envisagé dans un premier temps un embargo sur les produits se trouvant dans une zone située autour du foyer de fièvre aphteuse, dans le Surrey, mais ils ont préféré appliquer un principe de précaution maximal "pour éviter la propagation du virus", selon la Commission. Les autorités européennes précisent que ce dispositif pourrait toutefois être revu après la réunion des experts vétérinaires des 27, prévue mercredi à 14h heure française.
Résultats attendus mardi
Plusieurs pays ont déjà pris des mesures de précaution. La France a pour sa part ordonné le recensement des importations britanniques de bovins, ovins, caprins ou porcins ces dix derniers jours. Les mouvements d'animaux ont par ailleurs été contingentés, sauf vers les abattoirs.
Deux vaches atteintes de fièvre aphteuse ont été identifiées vendredi dans un élevage situé près du village de Normandy. Environ 120 animaux ont été abattus. Une centaine d'autres fermes d'élevage ont été inspectées, a indiqué lundi le Premier ministre britannique Gordon Brown.
Les experts cherchent à découvrir l'origine du virus. Des analyses sont en cours dans deux laboratoires proches de l'élevage touché et qui ont la particularité de manipuler le vaccin de la fièvre aphteuse : l'Institut de la santé animale (IAH), organisme public qui se présente comme "le laboratoire de référence de l'Union européenne pour la fièvre aphteuse", et Merial Animal Health, société privée détenue conjointement par l'Américain Merck et le Français Sanofi-Aventis. Les résultats de l'enquête devraient être révélés mardi.
La dernière épizootie de fièvre aphteuse avait frappé le Royaume-Uni entre février et septembre 2001. Bilan : plus de 2000 animaux contaminés, entre 6,5 et 10 millions d'animaux abattus puis incinérés et un coût estimé 11,9 milliards d'euros.
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