Ce laboratoire manipule le virus de la fièvre aphteuse © TF1/LCIIl y a "une forte probabilité" pour que les cas de fièvre aphteuse constatés dans deux élevages du Surrey, dans le sud-est de l'Angleterre, aient leur origine dans l'un des deux laboratoires de recherches voisins des exploitations touchées. Ainsi conclut un rapport préliminaire des inspecteurs de la santé publique, rendu public mardi soir. Le rapport ne précise toutefois pas lequel des deux laboratoires proches de la ville de Guilford pourrait être à l'origine de ces nouveaux cas de fièvre aphteuse.
"Il semble qu'il y ait une forte probabilité que la souche (du virus de la fièvre aphteuse) impliquée dans les cas observés dans la ferme vienne soit de l'Institute for Animal Health, soit du site Merial", précise le rapport. Selon les enquêteurs, il y a également une "réelle possibilité" que des déplacements humains soient à l'origine de la réapparition de la maladie.
Un des deux laboratoires nie toute faille
Peu après l'annonce des conclusions du rapport, le laboratoire Merial a fait savoir que les investigations en cours n'avaient "pas montré de faille" et ne permettaient pas de "trouver une origine" au niveau du site. "Nous produisons sur ce site depuis plus de 15 ans des vaccins contre la fièvre aphteuse (...) et nous n'avons jamais été confrontés à ce type de problèmes", a déclaré sur France 3 son directeur général, Pierre-Jean Consalvi.
Mardi matin, les autorités britanniques avaient confirmé qu'un second foyer avait été diagnostiqué dans un élevage du Surrey, ce qui fait redouter une propagation de la maladie, très contagieuse chez l'animal. Lundi, l'Union européenne avait interdit toutes les exportations britanniques de viande fraîche, d'animaux vivants et de produits laitiers.
(D'après agence)
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