José Bové le 9 avril 2007 © TF1-LCIJosé Bové dit non. Pour le candidat altermondialiste à la présidentielle, il n'est "pas acceptable" d'attendre le Grenelle de l'environnement "pour débattre des OGM". "On ne peut pas débattre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, représentée par les 20.000 hectares de maïs OGM semés en France", a-t-il souligné samedi, à Verdun-sur-Garonne, dans le Tarn-et-Garonne, où sont réunis quelque 150 personnes venues pour le rassemblement national des Faucheurs volontaires. "Aujourd'hui, c'est la majorité des paysans qui sont pris en otages. Les consommateurs le sont aussi car ils ne veulent pas d'OGM."
OGM : un an avec sursis pour Bové mais pas d'inéligibilité
Le député européen Europe-Ecologie a été condamné mercredi en appel à 1 an de prison avec sursis sans inéligibilité, pour une action anti-OGM menée en novembre 2006 en Gironde.
Publié le 25/11/2009
José Bové ira-t-il en prison ?
La cour d'appel de Bordeaux rend mercredi son arrêt dans une affaire d'action anti-OGM menée en 2006 à Lugos par 12 faucheurs, dont le député européen.
Publié le 25/11/2009
L'ex porte-parole de la Confédération paysanne réagissait aux propos du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, qui annonçait jeudi que le Grenelle de l'Environnement, qui doit se tenir dans la deuxième quinzaine d'octobre, permettrait la mise en place d'une loi sur les OGM pour répondre aux exigences d'un décret européen. "On est dans une situation qui est complètement hypocrite en France, on n'a pas osé faire de loi pour transcrire la directive européenne, on a fait un décret. On va faire une loi", avait déclaré le ministre sur RTL. Mais pour José Bové, "les actions de désobéissance civile continueront tant qu'un moratoire sur les OGM ne sera pas imposé". Une centaine de faucheurs volontaires ont ainsi déposé samedi des pieds de maïs OGM, arrachés un peu plus tôt dans la journée, devant le site régional de la firme du semencier
Monsanto à Monbequi, également dans le Tarn-et-Garonne.
Non loin du rassemblement des Faucheurs volontaires, quelque 200 agriculteurs, favorables eux aux cultures OGM, se sont réunis pour exprimer leur désaccord face aux actions de destructions de parcelles OGM par les faucheurs. "Les OGM seront peut-être la solution pour nourrir une planète de bientôt huit milliards d'habitants", a assuré Philippe de Verguette, le président de la Chambre d'agriculture. "Ce serait dommage que la France ne soit pas dans la course et qu'on laisse cela aux grandes multinationales américaines." Interrogé sur la déclaration du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, le président des Jeunes Agriculteurs, François Martinet, a estimé que si elle "doit apporter plus de clarifications et de simplication nous sommes d'accord". "Cela permettra de calmer les esprits d'un côté comme de l'autre", a-t-il ajouté.
(D'après agence)
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