Image d'archives © TF1/LCILCI.fr : Vous faites partie d'une des rares professions qui se réjouit de la météo maussade de ces deux mois. Pourquoi ?
Goulven Brest, président du Comité national de conchyliculture (CNC) : Parce que l'année s'annonce exceptionnelle pour nos produits. La pluie a apporté que de bons éléments aux coquillages d'élevage. Les huîtres et les moules ont mieux poussé que lors d'une année de sécheresse. C'est du pain béni pour les ostréiculteurs d'autant que nous avons eu quelques soucis ces dernières années.
LCI.fr : Quel rôle a joué la pluie sur la production de coquillages d'élevage, huîtres et moules en particulier?
G. B : Elle a joué un grand rôle. Plus il y a de pluie, plus il y a de sels minéraux et donc plus il y a de phytoplanctons qui servent d'aliments aux coquillages. Huîtres et moules se préparent en ce moment à entrer dans l'hiver. Elles font en quelque sorte le plein de vitamines. C'est pourquoi la pluie est importante. Les huîtres que l'on mangera à Noël seront encore mieux que celles d'aujourd'hui même si l'on constate dès à présent les bénéfices de la météo.
LCI.fr : Qu'est-ce que cela va changer concrètement dans nos assiettes? Les coquillages seront-ils meilleurs à déguster ?
GB : Oui. On va avoir un coquillage magnifique qui aura un meilleur goût. Le produit sera plus solide, plus ferme, plus charnu. D'habitude, on a un taux de remplissage de l'huître de l'ordre de 8 à 12 % en moyenne. Là, on peut tabler sur 9 à 15% de taux de chair dans l'huître, ce qui est énorme ! Pour le consommateur, ça représente un volume d'une fois à une fois et demie supérieur. Les coquillages ne seront pas plus salés car l'apport en eau douce diminue la salinité. Ça sera un produit pur jus, délicieux !
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