© LCI/TF1Une étape "charnière" dans la lutte internationale contre le réchauffement climatique. Ainsi le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, a qualifié l'accord conclu à la conférence de Montréal sur l'ozone. "Nous espérons que les accords conclus cette semaine à Montréal serviront d'exemple pour les rencontres sur les changements climatiques qui auront lieu à New York à Washington et Bali dans les prochains mois", a souligné John Baird. La Maison Blanche s'est pour sa part félicitée de l'accord conclu, estimant que "ses bénéfices potentiels seraient équivalents voire supérieurs à ceux auxquels pourrait parvenir le protocole de Kyoto".
A l'issue d'une conférence d'une semaine, quelque 190 pays se sont en effet entendus pour devancer de 10 ans l'élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones), des substances nocives pour la couche d'ozone utilisées dans la réfrigération et la climatisation. Le protocole de Montréal, signé en septembre 1987, prévoyait l'élimination des HCFC en 2030 pour les pays développés et 2040 pour les pays en développement. "L'accord pour éliminer les HCFC va passer à l'Histoire comme une autre réussite du protocole de Montréal", a dit à la presse John Baird.
Le ministre canadien a d'autre part salué la contribution de la Chine à ce succès. Pékin insistait selon des sources informées pour obtenir une aide financière afin de faciliter la transition vers d'autres substances que les HCFC, et les négociations sur les aspects financiers ont joué un rôle central pendant la conférence. Le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement, Achim Steiner, a lui aussi estimé que la Chine avait "montré une remarquable volonté de parvenir à un accord", malgré les difficultés que son application entraînera pour elle.
(D'après agence)
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