Jean-Louis Borloo présentant la synthèse des travaux des groupes préparatoires au Grenelle de l'environnement (27 septembre 2007) © TF1/LCILa première phase préparatoire du Grenelle de l'environnement s'est achevée mercredi soir. Autour de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, les responsables des groupes de travail ont rendu publiques jeudi matin les mesures proposées pour améliorer la préservation de l'environnement. Des mesures prises à l'unanimité ou faisant encore l'objet de débats au sein des ateliers. Réactions de quelques représentants d'ONG parties prenantes du Grenelle :
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Publié le 12/10/2007
Hubert Reeves, président de la Ligue Roc :"C'est encourageant de voir que le Grenelle n'est pas un échec. Les groupes qui se sont rencontrés [écologistes, experts, représentants du monde du travail, des collectivités territoriales et des pouvoirs publics, NDLR] ont réussi à s'entendre. Il y a une prise de conscience de la situation et de la nécessité de faire quelque chose de concret. Nous sommes donc satisfaits. Reste à voir ce qui se passera fin octobre [pour la tenue officielle du Grenelle, NDLR].
Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot"La restitution du gros travail effectué [dans les groupes de travail, NDLR] m'apparaît fidèle, honnête et elle a bien posé les bases de ce qui reste à faire. Il va falloir s'entendre, expliquer les divergences et choisir les propositions [pour la deuxième phase, NDLR]. Je constate par ailleurs que les organisations écologistes sont à l'origine de 80% des mesures proposées. Maintenant, nous allons être très vigilants sur la suite du processus et l'application des mesures. Il ne peut pas ne pas y avoir de décision forte ; la société s'est mobilisée, l'attente est considérable... On se trouve face à une vraie opportunité pour se mettre sur un autre chemin de développement."
Yannick Jadot, porte-parole de Greenpeace France"Nous sommes satisfaits de voir qu'une bonne partie de nos objectifs sont reconnus comme pertinents mais il reste encore de vrais conflits [entre les participants au Grenelle, NDLR] sur les ruptures à engager. On ne peut pas tout faire, à la fois développer l'éco-emballage et continuer à construire des incinérateurs. Si on prétend pouvoir tout faire, on va rester dans le statu quo. Par ailleurs, il faut maintenant évoquer les moyens à mettre derrière les objectifs, sinon on en restera aux déclarations d'intentions. La médiatisation de ces travaux préparatoires et l'engagement de chacun jouera à plein pour que le Grenelle débouche sur des mesures concrètes mais il ne faut pas sous-estimer les lobbies qui restent très puissants."
Les journalistes priés de passer au vert |
Cela grognait dans le hall du ministère de l'Ecologie, ce jeudi matin : la conférence sur le Grenelle de l'environnement a fait le plein de journalistes et il n'y avait plus de dossiers de presse. Un document indispensable pour entrer dans le détail des propositions. Une attachée de presse du ministère est abordée. Tout a été distribué et aucune réimpression n'est prévue, prévient-elle avant de préciser : "Mais vous pouvez allez consulter le document sur le site du Grenelle de l'environnement". Et le journaliste de réaliser que cette solution est finalement beaucoup plus écologique. A chacun d'adopter de bonnes habitudes... |
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