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Grenelle de l'environnement : pour le développement du bio-carburant
Les premiers véhicules font leur apparition sur le marché français, et les points de distribution devraient se multiplier.
Publié le 23/10/2007
Grenelle de l'environnement :
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Jean-Louis Borloo a indiqué mercredi que les pouvoirs publics souhaitent faire adopter un projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) à la fin du premier trimestre 2008. "Fin mars ou avril, c'est l'objectif", a-t-il déclaré à Agra Presse après avoir participé à une session de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA).
Une période qui intervient "avant les prochains semis de maïs", pointe l'hebdomadaire consacré à l'actualité agro-économique. "J'ai l'engagement du président de la République pour faire (le projet de loi) à toute vitesse", a-t-il précisé lors de cette réunion.
Les propos du ministre de l'Ecologie interviennent alors que la FNSEA, le premier syndicat agricole, a accepté vendredi un gel des cultures de maïs transgénique dans l'attente d'une loi applicable avant les semis du printemps 2008. Une position à laquelle s'est rangée l'APCA.
OGM contre pesticides ?
Le débat sur les OGM avait été houleux dans le cadre de la préparation du Grenelle de l'environnement. Plusieurs participants au groupe de travail sur cette question, dont la FNSEA, avaient même menacé de claquer la porte des réunions. Le groupe a finalement proposé l'adoption avant la fin du printemps 2008 d'une loi déclinant les principes du "libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM". Une liberté qui impliquera de mieux encadrer les cultures en plein champ.
Avocat de plusieurs associations écologistes impliquées dans le Grenelle, Me Alexandre Faro refuse pour autant de considérer comme réglé le dossier OGM : "Tout le monde est d'accord pour une loi mais il y a encore débat pour savoir ce que l'on va y mettre", explique-t-il à LCI.fr. "On peut définir des grands principes dans la loi mais le Grenelle ne remplacera pas le Parlement, où les lobbies joueront leur rôle" pour amender le texte, poursuit Me Faro.
"La coexistence |
| Me Alexandre Faro |
"La coexistence de cultures OGM avec des cultures biologiques est matériellement impossible" du fait notamment de la contamination via la pollinisation, souligne l'avocat. Et de marteler : "La décision [sur les OGM] sera difficile à prendre car il n'y aura pas de solution consensuelle" . Selon l'avocat, "la seule garantie serait que le gouvernement décide un moratoire [sur les OGM] et définisse une politique claire" sur cette question. Reste que "le pouvoir du gouvernement ne s'applique qu'aux essais en plein champ et aux essais confinés mais l'autorisation [de commercialisation] des OGM relève de la compétence de Bruxelles".
Pesticides contre bio
Agra Presse rappelle par ailleurs que "le document de travail qui liste les propositions qui seront débattues lors des deux jours de travaux finaux du Grenelle de l'environnement, les 24 et 25 octobre, ne mentionne aucun objectif contraignant de réduction d'utilisation des produits phytosanitaires". Pas de renforcement de la réglementation sur les pesticides, donc. Etait-ce la condition pour que les agriculteurs "avalent la pilule" OGM ? "C'est ce que j'entends depuis le début mais je n'ai pas l'impression qu'il y ait de marchandage de ce type-là", explique Alexandre Faro. "Mon sentiment, c'est que depuis le début, la FNSEA défend avec autant d'acharnement ses positions sur les agrocarburants, les OGM et les pesticides", souligne-t-il.
"Le vrai changement, affirme l'avocat, serait de soutenir de manière forte l'agriculture biologique. Mais les syndicats d'agriculteurs ne veulent pas de cette réforme. La productivité reste le maître-mot."
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