Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007, en Californie, le 12 octobre 2007 © LCILors d'une apparition en public vendredi, près de neuf heures après l'annonce de son prix Nobel de la paix, Al Gore a repris son baton de pélerin et souligné en Californie l'urgence d'agir contre les changements climatiques de la planète. "Il va nous falloir trouver rapidement les moyens de modifier la conscience qu'a le monde de la situation exacte à laquelle nous sommes confrontés", a confié l'ancien vice-président américain. "Je ferai tout ce je peux pour être à la hauteur de cette récompense", a-t-il déclaré.
"Il s'agit du défi le plus dangereux auquel nous avons jamais eu à faire face, mais c'est aussi une formidable occasion de provoquer des changements que nous aurions de toutes façons à faire pour d'autres raisons", a-t-il dit à Palo Alto. "C'est là l'occasion de rehausser le niveau global de conscience sur les défis qui nous attendent. Je retourne immédiatement au travail, ce n'est qu'un début", a-t-il conclu.
"Défendre l'indéfendable"
Son ancien partenaire à la Maison Blanche, Bill Clinton, s'est dit "reconnaissant" au comité Nobel d'avoir attribué le prix Nobel de la Paix à Al Gore. "Il nous a alertés sur les dangers du changement climatique pendant des décennies", affirme Bill Clinton, qui se dit "enchanté par cette reconnaissance méritée" de son ancien vice-président. "Il n'a jamais cessé de pousser à l'action pour sauver la planète, même face à l'indifférence et aux attaques de ceux déterminés à défendre l'indéfendable", poursuit l'ancien président. "Son engagement, et son film justement primé, ont incité un nombre incalculable de personnes à travers le monde à rejoindre la lutte contre le changement climatique", poursuit-il.
L'actuel locataire de la Maison Blanche, George Bush, a aussi félicité son ancien rival à la course à la présidence en 2000, évoquant une "reconnaissance importante". Mais, interrogé pour savoir si le Nobel allait accroître la pression sur l'administration Bush pour changer de politique en matière d'environnement, le porte-parole de la Maison Blanche a répondu clairement : "Non".
D'après agence
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