Image d'archives © TF1Les trains qui roulent ce jeudi sont archibondés, de même que les quais des gares. Les bousculades ne sont pas rares. Autant de risques de malaises, voire d'accidents, en perspective, pourrait-on penser.
Et pourtant, "aux urgences, les journées sont moins chargées lors des mouvements sociaux", explique à LCI.fr le docteur Christophe Prudhomme, médecin-urgentiste au Samu 93. Explications : "Une partie de la population reste à son domicile et l'autre est davantage préparée à ce qui l'attend. Il n'y a donc pas plus d'interventions du fait de malaises. Nous sommes même moins appelés que d'habitude".
Pollution, dispersion...
Autre réflexion souvent entendue : lors des grèves de cheminots, la circulation des autos et scooters est plus dense et par conséquent, la pollution atmosphérique augmente. "Si les conditions météorologiques sont favorables [à la dispersion de la pollution, NDLR], ce petit surplus de pollution n'a pas d'impact majeur sur la qualité de l'air", explique-t-on à Airparif, l'organisme chargé de contrôler la qualité de l'air en région parisienne. "Il y aura forcément plus de pollution", pointe pour sa part Franck Laval, président d'Ecologie sans frontières. Il rappelle que lors des grèves de 1995, les émissions polluantes des véhicules avaient augmenté d'un tiers.
Article publié pour la première fois en octobre 2007
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