OGM : le moratoire français dénoncé par Bruxelles

le 26 octobre 2007 à 16h08 , mis à jour le 26 octobre 2007 à 16h31

La Commission européenne a rappelé vendredi que la mesure annoncée jeudi par Nicolas Sarkozy serait contraire à la législation européenne. Pour autant, les mesures françaises seront étudiées en détail.

[Expiré] [Expiré] maïs céréale OGM © sxc.hu

Un moratoire sur les OGM, envisagé jeudi par Nicolas Sarkozy, serait "contre la législation européenne". Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas, a mis vendredi les points sur les i. La Commission veut cependant étudier les détails des mesures françaises avant de donner une réponse définitive.

Dans son discours concluant le Grenelle de l'environnement, le chef de l'Etat a annoncé la suspension de la culture commerciale des OGM "en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée" d'ici la fin de l'année. "La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination, la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a-t-il poursuivi.

"Débat très émotionnel"

Stravros Dimas avait félicité jeudi la France pour son "Grenelle de l'environnement", tout en invitant Paris à replacer les mesures annoncées, comme le gel des cultures OGM "dans le cadre législatif européen". Les cultures OGM constituent "un débat très émotionnel, il ne faut pas perdre la perspective scientifique", avait-il souligné.

Et de pointer que la France ne pourrait invoquer une "clause de sauvegarde" à l'encontre du maïs de Monsanto MON 810 cultivé en France que s'il avait des "éléments nouveaux" sur les effets négatifs de cette culture. Les surfaces cultivées en 0GM en France (uniquement du maïs de type Mon810) représentent 0,75 % des surfaces totales de maïs.

Agrocarburants à l'étude

Le Grenelle de l'environnement a terminé ses travaux vendredi matin. Jean-Louis Borloo a annoncé le lancement d'une expertise sur le bilan écologique et énergétique des agrocarburants de première génération, qui sera menée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Parallèlement, les efforts de recherche et développement concernant les agrocarburants de deuxième génération seront intensifiés. Les "première génération", produits à partir de cultures destinées à l'alimentation (betterave, blé, colza, tournesol), posent un problème de concurrence dans l'usage des terres agricoles ; les "deuxième génération" seraient fabriqués à partir de plantes non alimentaires : buissons de terres semi-arides, herbes de prairie, algues marines. Les négociateurs du Grenelle ont aussi planché sur les importations de bois et la publicité "verte".

  

le 26 octobre 2007 à 16:08
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3 Commentaires

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  • Leon, le 26/10/2007 à 20h29

    Bravo Mr Sarkozy. Ces messieurs de la gauche vont-ils applaudir??

  • Michel, le 26/10/2007 à 17h22

    Revoila les CHARLOTS eurpeens qui vont venir nous dire ce qui est bien pour la France,au point ou on en est je pense que l'on devrait les payer a rester chez eux là au moins ils ne nous em....drer pas

  • Martin, le 26/10/2007 à 17h14

    La France fait partie de l'Europe seulement quand cela l'arrange. Pour les OGM, il faut envoyer la Commissaire se faire voir chez Bové.

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