Nathalie Kosciusko-Morizet © TF1/LCILa proposition du rapport d'étape de la commission Attali préconisant de reconsidérer le principe de précaution fait réagir les associations de défense de l'environnement, dont Greenpeace ou la Fondation Hulot (lire notre article), mais aussi la classe politique, au premier rang de laquelle la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Elle a estimé vendredi qu'il fallait cesser "de considérer que l'environnement est une limite à la croissance". La polémique "qui est en train de se développer sur le principe de précaution, est assez réactionnaire. Il y a un conservatisme particulier à toujours vouloir voir dans l'environnement une limite à la croissance", a déclaré la secrétaire d'Etat.
La croissance, oui, mais à quel prix ?
<b>Interviews - </b>Dépassé et néfaste pour l'économie, le principe de précaution ? Des spécialistes de l'environnement répondent à la Commission Attali.
Publié le 12/10/2007
Selon un premier rapport d'étape, publié vendredi dans Le Figaro, la Commission pour la libération de la croissance, présidée par Jacques Attali, compte demander au président de la République de reconsidérer la question du principe de précaution. "C'est la résurgence d'une polémique ancienne que j'ai déjà vécue. Il faut cesser de considérer que l'environnement est une limite à la croissance", a poursuivi Nathalie Kosciusko-Morizet.
"Dans le principe de précaution, il y a à la fois une dimension éthique et aussi la nouvelle économie qui se profile derrière tout ça. Ce sont ces deux dimensions dont il faut tenir compte", a affirmé la secrétaire d'Etat, évoquant notamment la vaste pollution aux PCB du Rhône. La réaction de Nathalie Kosciusko-Morizet n'a cependant rien d'étonnant, puisqu'elle était rapporteure de la Charte de l'environnement en 2005, lors de son inscription dans la Constitution...
D'après agence
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