L'impact du réchauffement pourrait être irréversible

le 16 novembre 2007 à 12h11 , mis à jour le 16 novembre 2007 à 12h31

Cet adjectif "irréversible", soigneusement pesé et qui a fait l'objet d'âpres batailles d'experts, traduit l'urgence de l'appel lancé par le Giec aux Etats.

réchauffement climat pollution carbone usine industrie © LCI/TF1

Pour les membres du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), le changement climatique n'est plus un débat : c'est un fait. La question, en ce qui les concerne, est de savoir si l'homme, responsable de cette modification, peut faire machine arrière. Or, ils craignent de plus en plus que les effets en deviennent irréversibles, et ont lancé un cri d'alarme à Valence.

Réunis depuis lundi dans la ville espagnole sous l'égide de l'ONU, les experts du Giec se sont mis d'accord sur un résumé d'une vingtaine de pages de leur 4e rapport, qui doit faire référence sur les 5 années qui viennent et fonder la riposte au changement climatique. Ils reprennent les conclusions des 3 volets publiés depuis le début de l'année, sur les aspects scientifiques du changement climatique, les impacts, et les moyens de s'adapter et de lutter contre le phénomène. Le Giec prévoit ainsi une augmentation de la température mondiale de 1,1 à 6,4°C d'ici 2100 par rapport à 1980-1999, avec une fourchette plus probable comprise entre 1,8 et 4°C. Le niveau des océans pourrait s'élever de 0,18 m à 0,59 m à la fin du siècle par rapport à la période 1980-1999. Vagues de chaleur et fortes précipitations deviendront plus fréquentes et les cyclones tropicaux, typhons et ouragans, plus intenses.

Batailles de mots sur l'avenir de la planète

"Le changement climatique anthropique (d'origine humaine) et ses conséquences pourraient être soudains ou irréversibles", indique le "résumé pour les décideurs" que les délégués du Giec ont adopté vendredi matin au terme d'une nuit blanche de discussions. Cette phrase a fait l'objet de discussions intenses, certains pays comme les Etats-Unis estimant que l'expression "irréversible" ne correspondait à aucune définition scientifique, selon un participant. D'autres, notamment les Européens, ont insisté pour maintenir la formulation estimant qu'elle traduisait la réalité. La délégation américaine a également combattu - en vain - une phrase indiquant que "tous les pays" seront affectés par les impacts. "C'est important de délivrer le message que tout le monde est vulnérable et pas seulement les pays en voie de développement", a commenté un négociateur.

Le 4e rapport sera officiellement approuvé en séance plénière samedi matin à Valence. Le prochain round de négociations dans le cadre de l'ONU s'ouvre début décembre à Bali. Il s'agit de donner une suite à la première phase du protocole de Kyoto qui expire en 2012.

D'après agence

le 16 novembre 2007 à 12:11
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15 Commentaires

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  • CHEMINAL, le 20/11/2007 à 09h01

    ATTENTION : On mélange tout, la photographie présente une centrale nucléaire qui ne rejette que de la vapeur d'eau. Effectivement le nucléaire pose le problème des déchets mais reste la seule solution opérationnelle pour luter contre l'effet de serre

  • Evelyne, le 19/11/2007 à 11h14

    Bien vu Denis le febvre, Rueil-malmaison En conclusion le gouvernement à trouver une fois de plus un autre moyen de nous ponctionner de l'argent, les taxes, le tri, écologie etc...les gens sont vraiment des moutons et facilement manipulable. c'est triste...

  • Alain, le 19/11/2007 à 09h54

    Rassure-toi, Jenny de Lille, je suis bien réveillé, c'est à dire réaliste. C'est toi qui devrait te dégriser, englué que tu es dans les vapeurs du catastrophisme distillées par les médias. Merci de me publier, ceci est une réponse.

  • Haller, le 19/11/2007 à 09h36

    Le climat est un système plus ou moins en équilibre, sur plus ou moins de temps. Pour une raison x ou y (ici, c'est l'homme), il bascule vers un autre équilibre, et c'est ce basculement qui est irréversible. Après, c'est une autre histoire, pour la terre et ce qui est dessus (y compris les cailloux). Ce qui est affolant, c'est que ce basculement se passe de notre "vivant", et que nous en sommes les déclencheurs. Or cela signifie rien de moins pour l'homme que lutter désespérément pour sa survie : pour l'eau, la bouffe, l'énergie, l'espace, etc. Désespérément, cela signifie des guerres, économiques et physiques, pour avoir ou garder l'eau, la bouffe l'énergie, l'espace, etc. Tout cela dans une situation écologique lamentable : ce qui permet à une zone qui a été tempérée de devenir tropicale (ou l'inverse, et toutes les combinaisons possibles), c'est qu'il y existe une biodiversité, et une partie de ce bios peut s'adapter au nouvel environnement. L'homme s'adapte partout, pour autant qu'il ait à disposition ce bios diversifié. Et non seulement nous sommes les vecteurs du changement climatique, mais également les destructeurs de la biodiversité. En soi, rien de dramatique dans la disparition de l'homme en tant qu'espèce, et on peut faire confiance en l'imagination débordante de la nature pour recombiner des gènes de manière à aboutir à de nouvelles formes de vie. Mais l'horreur, c'est que ce sont nos enfants, petits-enfants, petits-petits etc. qui vont se prendre en pleine poire l'agonie de notre espèce, qui ne peut être qu'effroyable. Attention, c'est la fin du monde DE l'espèce, et pas la fin DU monde. On aurait bien aimé que cela se passe beaucoup plus tard...

  • Thomas, le 18/11/2007 à 12h44

    Bonjour, je suis tout à fait d'accord avec Philippe de Bordeaux. Qu'on se fasse du souci pour les conditions qui nous permettent de vivre est juste mais pour ma part, je ne suis en aucun cas inquiet pour la planète qui sera toujours là et toujours vivante (merci à la Lune et à sa force d'attraction). La disparition de l'Homme s'inscrit dans le grand ballet de l'évolution, c'est ainsi. Alors que cela arrive dans 100 ou bien dans 100 000 ans ...

  • Jenny, le 16/11/2007 à 19h17

    Alain de Grenoble: reveille toi stp, c grace a des gens comme toi qu'on va droit au mur...merci de me publier.

  • Leslie, le 16/11/2007 à 15h46

    Une fois que la couche d'ozone aura disparu, on risque d'attendre longtemps avant qu'elle ne réapparaisse. Il est trop tard de toute façon, c'est pas quand on a fait au lit qu'il faut serrer les fesses, c'est au début du 20ème siècle qu'il fallait faire attention. Seulement maintenant, on est dans une politique du "jamais sans ma voiture", quel est le nombre de personnes qui se disent écolos et qui vont chercher leur pain en voiture alors que la boulangerie est à moins de 1 km de chez eux ? La réponse est : "bien trop grand". C'est toute l'industrie et les déplacements en voiture qu'il faudrait arrêter pour essayer d'inverser le phénomène, et encore là je rigole. Pis on va dire aux pays en voie de développement "Non, arrêtez de vous développer parce qu'à cause de vous le réchauffement climatique s'accroit encore plus", sûr qu'ils vont être d'accord! L'être humain est l'animal le plus évolué? baliverne !

  • Alain, le 16/11/2007 à 15h43

    Les tenants d'un catastrophisme climatique dont le GIEC fait partie, continuent à donner de la voix. Cela leur permet de recevoir des subventions considérables et de vivre grassement sur la peur des autres. Certes, le climat est actuellement en phase de réchauffement comme il l'a été au Moyen-âge où ce réchauffement était bien plus important qu'aujourd'hui; pourtant il n'y avait ni industrie ni voitures polluantes ! Mais après une ère chaude, il y aura une nouvelle ère glaciaire; ainsi va la vie de la planète qui ne se soucie pas de l'agitation de ces petits microbes que l'on appelle les hommes. Rien n'est irreversible dans le climat sauf la co... distillée par les penseurs du GIEC ! Serai-je publié ????

  • Michel, le 16/11/2007 à 15h39

    Non seulement c'est évident, mais c'est programmé depuis déjà plus de 10 ans. Il suffit de faire des congrès à grands coups médiatiques, maintenant il faut être sur le terrain pour agir.Scientifiquement alarmant.

  • Robert, le 16/11/2007 à 15h37

    Il ne faut pas s'alarmer. Dans 30 ou 40 ans ou plus, on n'aura surement plus de pétrole ni peut être de moyens de transports polluants, donc il n'y aura plus d'avions (ouf) , d'automobiles(re-ouf) ni pleins d'autres choses qui sont responsables aujourd'hui, du réchauffement de la planète. Par la force des choses, même si quelqu'un sera capable dans 50 ans de présenter un matelas de billets de banque pour obtenir en échange un litre de carburant et que personne ne pourra plus lui honorer ce désir, alors la planète commencera à aller de mieux en mieux et ce sera tant mieux. Pour arrêter de pleurnicher, je dirais aussi : "Vive l'immobilier à prix dérisoire" qui empêchera les gens de se déplacer inutilement.

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