© sxc.huLe porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a expliqué mercredi que le projet de loi sur les OGM qui devait être initialement examiné le 15 janvier au Sénat serait finalement présenté le 5 février, et non après les élections municipales de mars comme l'avait laissé entendre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Le "seul but" de ce report étant "de se donner le temps d'un débat serein sur un sujet extrêmement important dans notre pays", a-t-il souligné. Reste que la valse-hésitation gouvernementale sur la date du report de ce texte a laissé agriculteurs comme écologistes dubitatifs...
Le report de ce texte avait été salué tout d'abord comme un premier pas par José Bové et quinze autres militants anti-OGM qui observent une grève de la faim depuis le 3 janvier pour réclamer l'activation par la France de la clause de sauvegarde. Quant à la FNSEA, ainsi qu'au sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur du projet de loi, ils avaient dénoncé une "reculade" du gouvernement sous la pression du leader altermondialiste. Mais le président de la principale organisation agricole, Jean-Michel Lemétayer, s'est déclaré "soulagé" mercredi par l'annonce du calendrier de l'examen du texte, à l'issue d'une entrevue avec le chef de l'Etat.
Laisser du temps au débat
"Le président m'a donc confirmé (...) que la loi va bien être débattue assez rapidement, le 5 février au Sénat, dans le même ordre que prévu, et à l'Assemblée après les élections municipales", a-t-il déclaré. "Concernant la loi, nous sommes rassurés. Nous sommes presque dans le calendrier souhaité, pas tout à fait mais presque", a ajouté le dirigeant syndicaliste qui avait exprimé le souhait de voir le débat sur la loi intervenir au plus tôt. Le militant écologiste Nicolas Hulot a déclaré de son côté qu'il ne voyait "aucun problème" dans ce changement de date, "si ce n'est qu'un ajournement pour enrichir, si ce n'est qu'un report". L'animateur de télévision s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre, François Fillon.
Officiellement, le gouvernement attend l'avis du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM sur le Mon810, seul maïs OGM cultivé à des fins commerciales en France, pour se prononcer sur la clause de sauvegarde. Cette clause permet à un pays européen d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé par l'Union, à condition toutefois de le justifier par des éléments scientifiques nouveaux. Mardi, l'entourage de Jean-Louis Borloo expliquait que ce report avait été décidé à la suite des déclarations du président Nicolas Sarkozy souhaitant qu'un tel sujet ne soit pas examiné dans l'urgence.
D'après agence
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