| L'entretien avec Roland_Rosset dans son intégralité |
La Haute autorité provisoire sur les OGM a rendu mercredi son avis sur le maïs de la firme Monsanto. Ses membres, au nombre desquels le professeur Roland Rosset, ont émis des "doutes sérieux" sur la culture en plein champ du maïs transgénique, le seul autorisé à la commercialisation en France. Mais le géniticien de l'Université d'Aix-Marseille II réfute l'idée que la Haute autorité ait appelé à la fin de la culture du MON810. Cette décision est une décision politique, explique-t-il. De même que l'activation de la clause de sauvegarde qui permettrait à la France de justifier au niveau européen l'interdiction du MON810.
| R. Rosset : "La décision doit être politique" |
La Haute autorité provisoire a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux" dans son avis. Ces éléments sont parfois négatifs comme "la dissémination à longue distance" ou "la diffusion dans les sols". Le professeur souligne aussi que les experts n'ont pas pu donner de réponses à certaines questions. Ainsi, les dangers du maïs pour l'homme ne peuvent être établis à ce jour. De même, il est difficile de rendre un avis tranché sur l'impact économique de la culture d'un tel OGM, au-delà des seules préoccupations de l'agriculteur.
| R. Rosset : des points négatifs, un point positif, beaucoup de doutes |
Pour le professeur Roland Rosset, une chose est claire, l'éventuelle activation de la clause de sauvegarde au niveau européen ne doit pas avoir d'effets de bord sur la recherche française en matière d'OGM : en milieu confiné (comme les laboratoires, les serres ou les animaleries) voire en plein air.
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