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DOSSIER : OGM

OGM : "La recherche française a pris du retard"

Edité par
le 09 janvier 2008 à 18h29
Temps de lecture
3min
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EnvironnementInterview- Le débat actuel sur les OGM perturbe la recherche publique dans ce domaine, selon Alain Weil, du Cirad. Or, les OGM actuels n'ont pas forcément grand-chose à voir avec les OGM de demain.

Alain Weil est conseiller du directeur général du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Un des rares organismes publics français à faire de la recherche sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).

LCI.fr : L'instauration éventuelle d'un moratoire sur les OGM en France aura-t-il un impact sur la recherche dans ce domaine ?

Alain Weil : Il faut distinguer deux choses. Il y a d'une part, les OGM actuels dont on peut probablement se passer et le débat citoyen, normal, qu'ils soulèvent ; et il y a d'autre part, la manière dont ce débat rejaillit sur les capacités de recherche. Or, les OGM du futur seront très différents. Aujourd'hui, [du fait de l'opposition aux OGM, NDLR] la recherche française a pris du retard et bénéficie de moins en moins de partenaires pour financer ses travaux.

LCI.fr : La culture en plein air doit-elle être maintenue à titre expérimental ?

A. W. : Pour bien connaître les risques de dissémination d'OGM [dans la nature] et les conséquences sur l'environnement, il faut pouvoir cultiver des OGM en plein champ, en prenant bien sûr toutes les précautions nécessaires. Si on ne peut plus mener ce type d'expériences, les autorités françaises devront s'appuyer sur des études américaines ou australiennes ou encore sur des travaux menés par les semenciers !

LCI.fr : Autoriser la recherche sur les OGM aujourd'hui, n'est-ce pas préparer la commercialisation d'OGM demain ?

A. W. : Pas nécessairement. On peut avoir besoin des OGM à des fins de recherche pour mieux comprendre à quoi sert tel ou tel gène d'une plante et pour les améliorer, sans que l'on cherche forcément à créer une espèce transgénique. Je m'explique : on perturbe génétiquement le fonctionnement de chaque gène d'une plante, un par un, et on regarde ce qui ce se passe. On arrive ainsi à déduire la fonction de chaque gène. Ensuite, on peut agir sur un gène particulier en faisant des croisements "traditionnels", c'est-à-dire qui ne sont pas génétiquement modifiés.

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