
"Les perspectives sont graves". Le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) s'est inquiété cette semaine à Avoriaz des conséquences du réchauffement climatique sur l'activité des stations de ski des Alpes, qui génèrent un chiffre d'affaires annuel de 50 milliards d'euros. "Le réchauffement de la planète n'est plus une hypothèse, mais une certitude. Certes, la neige est au rendez-vous cette année, mais la saison d'hiver 2006/2007 a été la plus chaude en France depuis 1880", date à laquelle les températures ont commencé à être mesurées", a-t-il déclaré.
L'OMT prend l'exemple d'Avoriaz pour alerter sur les risques qui pèsent sur le secteur. "Si dans les années 70, la station d'Avoriaz située à 1800 m d'altitude recevait 13 à 14 mètres de neige en cumulé tout au long de l'hiver, cette moyenne a été de 8 mètres ces dix dernières années et de 6 mètres l'an dernier", a-t-il fait valoir. Pour les stations des Alpes du Nord situées à 1500 mètres, "un réchauffement de 1,8 degré ferait perdre 40 jours d'enneigement sur les cinq mois actuels", a-t-il relevé, citant une étude de Météo France. "Or, il faut un minimum de 100 jours d'ouverture pour assurer la rentabilité d'une station de ski".
En raison du manque de neige l'hiver dernier, des touristes britanniques ont préféré opter pour l'Amérique du Nord, au détriment de la Suisse et de stations comme Morzine ou Avoriaz, précise le secrétaire général, qui occupe aussi le poste d'adjoint au maire de la commune Morzine-Avoriaz. Afin de devenir moins vulnérables aux aléas climatiques, les stations de basse et moyenne altitude, les plus affectées par le réchauffement climatique, devraient selon l'OMT chercher à "diversifier leurs produits", sans pour autant renoncer au ski.
D'après agence
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