Bouchon sur le boulevard périphérique, à Paris © TF1/LCIUn niveau de pollution de 1,5 à 3 fois plus élevé le long du périphérique parisien que dans les quartiers avoisinants. C'est ce que révèle une étude d'Airparif réalisée autour de la porte de Gentilly, à Paris (1). Trois polluants liés au trafic routier ont été mesurés : le dioxyde d'azote, le benzène et les particules, réglementés pour leurs effets sur la santé. Résultat : il y a un dépassement des normes de qualité à proximité de l'artère. L'étude montre également un impact du trafic routier variable selon la configuration de la voirie et le type de polluant.
De très nombreux bâtiments se situent à proximité immédiate du périphérique à la porte de Gentilly, notamment la cité Universitaire. Par exemple, la maison du Liban se trouve à moins de 10 mètres. La pollution n'est que partiellement atténuée par les bâtiments: dans une maison de retraite proche de l'axe routier, les niveaux de monoxyde d'azote et de benzène sont quasiment identiques à l'intérieur et à l'extérieur. En revanche, on observe un abattement de 10 à 90% des niveaux de dioxyde d'azote selon les pièces.
"Les conclusions qui viennent d'être publiées sont catastrophiques", estime Yves Contassot, adjoint à l'environnement (Verts) du maire de Paris. Dans un communiqué, il souligne que des personnes "vivent, travaillent ou font du sport à moins de 150 m de part et d'autre de cette autoroute urbaine". Yves Contassot est le représentant de la mairie de Paris au conseil d'administration d'Airparif. Le périphérique est "responsable à lui seul de 30% de la pollution subie dans Paris intra-muros", rappelle celui qui prône "l'interdiction du trafic des poids lourds et la réduction de la vitesse à 50 km/h".
(1) Publiée mercredi, cette étude s'est appuyée sur 79 points de mesure mis en place pendant un mois (24 octobre au 21 novembre 2006) sur une longueur de 1,7 km, sur une bande de 300 mètres de large centrée sur le périphérique.
(D'après agence)
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