Le ciel francilien davantage chargé en particules

le 12 février 2008 à 16h17 , mis à jour le 12 février 2008 à 22h23

Stable depuis 2000, la pollution aux particules a augmenté en 2007 dans la région parisienne, selon Airparif. Explications avancées : la météo et les modifications des méthodes de calcul.

Périphérique parisien le 18 octobre à 8 heures 30Périphérique parisien le 18 octobre à 8 heures 30 © TF1/LCI

On ne sait pas, comme dit la chanson, si l'air de Paris "porte en lui tout l'amour du monde entier", en revanche, on sait qu'il est chargé en particules. Une pollution en hausse sensible l'an passé, selon Airparif. Les particules fines, principalement émises par les moteurs diesel, sont nocives pour l'appareil respiratoire où elles pénètrent profondément du fait de leur très petite taille.

Pour la première fois, le dépassement de la valeur limite pour les PM10 (particules d'une taille inférieure à 10 microgrammes) a augmenté en 2007 par rapport à 2006 de près de 8%, alors que leur niveau, en baisse depuis dix ans, était stabilisé depuis 2000. Ainsi, en 2007, la valeur limite de 50 microgr/m3 pour un maximum de 35 jours par an, a été dépassée sur 39 jours dans "l'air ambiant", c'est-à-dire les stations de mesure dites "loin du trafic". Dans les rues de Paris et le long des grands axes - stations "à proximité du trafic" - ce dépassement atteint selon les points de 80 à 220 jours (sur l'Autoroute A1, contre 126 en 2006).

Airparif a noté une évolution similaire pour les particules encore plus fines, les PM2.5 (d'une taille inférieure à 2,5 microgrammes) : plutôt stable depuis 2000, leur niveau a augmenté en 2007 de 11% pour la pollution loin du trafic. Les particules, qui se développant en général dans des conditions d'anticyclone, par temps stable sans vent, ont profité du mois d'avril, anormalement chaud et ensoleillé et de la période de Noël, alors qu'il faisait plus chaud au sol qu'en altitude (à une centaine de mètres).

Ozone : pas d'alerte

Cette hausse correspond également au changement des méthodes de mesure : la France privilégiait jusqu'alors une méthode de mesures permettant d'obtenir des résultats en temps réel, quitte à perdre en route une partie des gaz qui composent la particule. En 2007, elle a dû, pour se conformer à une directive européenne, effectuer également des mesures à l'année sur la totalité de la particule, d'où le cumul de ces deux méthodes et des valeurs plus élevées, explique Airparif.

A l'inverse, il n'y a eu aucun déclenchement du seuil d'alerte pour l'ozone en 2007, essentiellement grâce à une météo favorable. La moyenne annuelle pour l'ozone est la plus faible depuis 2002. Sur quinze ans, les niveaux moyens pour l'ozone dans l'agglomération parisienne ont quasiment doublé, note toutefois l'organisme de surveillance de la qualité de l'air.

D'après agence

le 12 février 2008 à 16:17
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