L'interdiction du maïs de Monsanto sera-t-elle maintenue ?

Par DjS (d'après agence), le 18 mars 2008 à 09h25 , mis à jour le 18 mars 2008 à 22h10

Le Conseil d'Etat se prononcera mercredi midi sur la suspension de l'arrêté interdisant la culture du MON810, demandée par les producteurs et les semenciers.

ogm maïsogm maïs © TF1/LCI

Les producteurs de maïs, soutenus par les semenciers, ne s'étaient pas resolus à lâcher le maïs OGM de la firme Monsanto. Ils avaient saisi le Conseil d'Etat en urgence  le 20 février pour demander la suspension de l'arrêté interdisant la culture du MON810 en 2008. La haute juridiction administrative devait rendre son ordonnance dans la soirée de mardi mais la finalement repoussée à mercredi "en fin de matinée".

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Jean-Marc Delarue, le juge en référé, a entendu lundi pendant trois heures les avocats des producteurs et semenciers d'un côté et les représentants du ministère de l'Agriculture de l'autre sur le dossier qui avaient fait valoir le principe de précaution pour interdire l'OGM en question.

"10 millions de pertes"

Parmi les neuf plaignants figurent l'Association générale des producteurs de  maïs (AGPM), le groupe agrochimique Monsanto, le semencier Pioneer ainsi que la coopérative Limagrain et le syndicat des établissements de semences de maïs (Seproma). Leurs avocats ont mis en avant "les préjudices financiers importants causés par une suspension".

Leur montant "est évalué à 10 millions d'euros, et non à 3 millions comme  évoqué par le ministère de l'Agriculture", a fait valoir l'avocat de l'AGPM qui assure que, s'il n'y avait pas eu d'interdiction cette année, 100.000  hectares auraient été semés en OGM contre 22.000 en 2007, 5000 en 2006 et 500  en 2005.

Un part infime de la production

Remettant en question les conclusions du début janvier de la Haute autorité  sur les OGM, le conseil d'AGPM a affirmé qu'"aucun risque scientifique nouveau" de la culture du MON810 n'avait été établi. La Haute autorité avait relevé des risques de "dissémination à  longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km", ainsi que des  "effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les  micro-organismes.

Le ministère de l'Agriculture a de son côté minimisé le risque d'une suspension pour les agriculteurs, rappelant que la culture du maïs OGM ne représentait qu'entre 1,5%  et 3% de la production totale française. "La Haute Autorité a travaillé rapidement mais sérieusement. Même si les risques sont mineurs, ils montrent que quelque chose ne va pas", a-t-elle dit.

Par DjS (d'après agence) le 18 mars 2008 à 09:25
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