Le fleuve du Rhône © TF1/LCIEntre 2004 et 2007, les écologistes de l'association Robin des bois ont recensé 561 mini-marées noires dans les cours d'eaux en France. Autant de catastrophes en modèle réduit provoquées essentiellement par des fuites d'hydrocarbures. Les substances rejetées dans les eaux douces peuvent être aussi bien des produits neufs que des déchets, des huiles de vidange ou à usage industriel. L'association a dressé un état des lieux, disponible en ligne sur son site, sous le titre : "Atlas 2004-2007 des marées noires dans les eaux intérieures".
Ces déversements dans les sources, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les plans d'eau et les canaux représentent environ 50% des pollutions aquatiques accidentelles. L'autre moitié est due à des substances diverses provenant du secteur agricole (effluents d'élevage, résidus phytosanitaires), des transports, de l'industrie ou du dysfonctionnement des réseaux de collecte et d'assainissement des eaux pluviales et usées.
"Je m'en foutisme et l'ignorance"
Pour l'essentiel, ces mini-marées noires relèvent de la négligence : fuites de citernes vétustes ou abandonnées, de stations-service, de camions citernes de fuel, d'accidents de la route, mais également de dégazages de péniches ou de bateaux de loisirs, selon l'association. Un tiers de ces marées noires, soit 188 cas depuis 2004, est d'origine inconnue, souligne-t-elle, dénonçant le "je m'en foutisme et l'ignorance" responsables de ces pollutions.
L'industrie est un contributeur important (72 cas recensés) devant le transport routier (58), les particuliers (55), la navigation fluviale (35), la distribution et la livraison de produits polluants (44), les réseaux d'eaux pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23), l'agriculture (17).
D'après agence
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